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ORGANISER SON ANNÉE d’école à la maison

Bonjour ! Je vous souhaite à tous une bonne rentrée des classes 2017 !

Ici nous entamons dans la joie notre 4ème année d’école à la maison pour Nohan, niveau CM1, et la première année pour Shani, niveau CP. Ayant beaucoup appris des années précédentes, je vous présente aujourd’hui comment j’ai organisé cette nouvelle année.

Tout d’abord, il est important pour moi que mes enfants acquièrent les mêmes connaissances que ceux scolarisés, parce que d’une part je trouve qu’une base commune est importante socialement et pour comprendre le fonctionnement du monde actuel, d’autre part si un jour ils souhaitent entrer à l’école je pense qu’il est bon qu’ils soient  au niveau. (J’ajoute à cela que c’est également devenu une obligation légale depuis 2016, donc on s’y colle…)

Mais nos temps d’étude sont très différents d’une classe : nous travaillons entre 40 minutes et 1 heure par jour ! Nous découpons ainsi : 10 à 15 minutes sur chaque leçon, maths et français chaque jour et les deux autres options ça dépend des jours (on en choisit deux parmi les matières restantes : histoire, géo, sciences ou anglais).

On mesure le temps avec ce minuteur afin de bien visualiser le temps qui passe et le temps qui reste :

Le reste de la journée est consacré à l’écoute de soi, aux passions, créations, sorties et activité physique, soin du corps et de ses affaires, aux copains, etc…

Pour organiser l’année, je me suis procurée des livres reprenant tout le programme de l’année tels que
Pour comprendre Tout le CM1 – Nouveau programme 2016 et
Pour comprendre Tout le CP – Nouveau programme 2016.

Ces livres résument l’année en un certain nombre de leçons. Afin que les enfants perçoivent leur progression, j’ai repris les conseils de mon frère qui est instituteur et j’ai formé deux « cartes » des « île du CP » et « île du CM1 », avec un petit chemin à parcourir pour aller jusqu’à l’île et dont chaque point correspond à une leçon abordée dans livre  :

Pour valider une leçon, on met une punaise colorée. Sur la route des leçons, les punaises ne seront pas toujours misent dans l’ordre (par exemple en français, on fait la grammaire en parallèle de la conjugaison, etc), mais l’essentiel c’est de remplir tous les chemins pour accéder à l’île.

Je vous le dis tout de suite : les exercices du livre nous permettent simplement de valider les acquis après qu’on ai étudié la leçon à notre façon. Pour apprendre, nous n’utilisons pas que le livre, celui-ci ne fait qu’orienter nos découvertes : nous utilisons la nature, des applications sur tablette, des cubes Montessori et jeux de logique, nous allons visiter des châteaux forts et des lieux géographiques en lien avec les cours, des musées pour enfants, des documentaires (« c’est pas sorcier »), etc. Nous avons aussi quelques cahiers d’exercices qui servent là encore à mettre les choses à plat et à vérifier qu’on a bien comprit.

Pour la lecture et la grammaire,  j’ai créé deux manuels très ludiques en bande dessinée, que je vous présenterais bientôt dans la boutique (j’ai hâte !).

Niveau emploi du temps, nos journées ressemblent à ça : 

J’ai chopé une horloge de 24-Heures sur laquelle on a représenté, à l’effigie de nos héros Lila et Ély, la façon dont on gère notre temps. Rien n’est trop rigide, mais ça aide beaucoup à se représenter le temps qui passe, où on en est dans la journée et ce qu’on a a faire.

Nous avons également créé un tableau des responsabilités quotidiennes personnelles. Ce sont des badges aimantés, il faut faut les faire passer de la case « à faire » à la case « fait ! », à son rythme. Il y a même la possibilité d’obtenir une récompense (pour la motivation !), pour mon fils c’est un moment de jeux vidéo, mais sinon même sans récompense les enfants se régalent à valider leurs journées, ils A-DORENT ! Promis j’en mettrais une série en vente rien que pour vous, mais pour le moment on les teste encore 😀

Ah oui et au levé le matin, nous avançons notre pion (un patafix) sur notre calendrier annuel (gratuit dans notre boutique) afin de voir où nous en sommes dans l’année, les évènements et anniversaires à venir, les saisons…

Voilà les amis, vous savez tout. Sur ce, je vous dis à bientôt et amusez-vous bien !

Marion

FRUITY GEEK, notre nouveau SHOW

Salut, amis de la nature !
Pour passer l’été ensemble, nous avons concocté pour vous toute une série de vidéos de recettes ayant pour thème les fruits frais : FRUITY GEEK. Ces recettes seront en lien avec les mondes virtuels préférés des enfants, ados (et adultes !), des geeks et des gamers. L’idée, vous l’aurez comprit, est de créer un pont entre le virtuel et la nature

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ÇA COMMENCE DEMAAAAIN !!

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Les vidéos seront mises en ligne sur ma chaine youtube mais elles seront aussi publiée ici avec les recettes inscrites dessous.

On espère que notre SHOW vous plaira, en attendant on vous fait des bisous fruités !

Marion, Nohan et Shani

Ateliers de fruits pour enfants

Salut à tous ! Ce weekend, nous avons animé deux ateliers cru avec les enfants lors des Rencontres de la Régénération, évènement rassemblant 3000 personnes de partout en France pour découvrir une alimentation plus saine et axée sur le vivant.

Avec un grand nombre d’enfants, pour que ce soit simple, j’ai choisi de ne pas utiliser de matériel et de faire les smoothies bowls de notre livre Goûters Sains pour Petits Héros, mais on a finalement fait sans le smoothie 😀

On a appelé ça « les mini-top chefs font le goûter » ! Le concours où tout le monde est gagnant 😀

Au début ça ressemblait à ça :

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Puis vous me connaissez, j’aime pas trop tout ce qui est formel, bien rangé et à sens unique, alors ça a vite ressemblé à ça :atelier marion 2

De sympathiques parents qui participent à la préparation et aux photos, des assiettes de fruits coupés, de fruits séchés et de noix diverses au centre de la table, chacun se sert et forme une jolie composition dans son assiette.atelier marion 5

Et on photographie les oeuvres d’art de ceux qui le souhaitent !

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Y’avait de tous les âges !

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Bien sûr Nohan et Shani étaient de la partie !

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Bref, on s’est tous bien amusés !!

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À la fin, on a même signé des autographes 😀 😀 😀

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Merci les enfants, merci à tous ceux qui sont venus et qui ont participé ! Je suis vraiment heureuse de vous avoir rencontrés et d’avoir pu partager ces moments plein de joie avec vous <3 Je vous envoie plein plein plein de bisous !!

On se le refait l’année prochaine ? 😀

PS : un merci tout spécial à Claire et Guillaume Bargeton pour les photos !

Une Vie Sur Mesure

J’ouvre les yeux, il est 8H20. Je profite d’un petit moment pour travailler sur l’ordinateur et vous écrire cet article. Dans une bonne demi-heure, les enfants se lèveront à leur tour. Ils prendront un petit déjeuner en jouant et papotant tranquillement, tandis que je me boirais un grand jus. Ensuite je leur proposerais du rangement ou des activités marrantes si le coeur leur en dit, en attendant qu’il fasse suffisamment ensoleillé dans le jardin pour s’y installer avec du bricolage, de la musique ou des livres audio.

Comme il fait beau et qu’il n’y a pas école pour les petits voisins, l’après-midi sera sans doute chargé :fairy tails

Ils arriveront par vagues en passant par le jardin, sortiront les nattes, les parasols, des foulards et des couvertures pour se faire des cabanes entre les arbres. La brochette d’enfants s’étant de 3 à 13 ans. Leurs parents doivent être contents : chez nous c’est un peu le centre aéré 😉 . Jusqu’à la nuit tombée, ils joueront tous aux Ninjas ou aux aventuriers comme s’ils étaient seuls au monde, avec leurs épées, leurs bâtons et leurs déguisements improvisés. Ils joueront peut-être également aux poupées dans le bac à sable…

combat ninjas pitaya renard roux cabanes

Le soir venu, une fois seuls, on dînera sur la terrasse, on jouera à des jeux vidéos ou on regardera des dessins animés sur Netflix tout en discutant et en faisant d’autres petites choses. Puis Nohan et Shani feront des roulades pleines de fou-rires dans le lit pendant près d’une heure avant qu’on se couche, à notre rythme, sans pression.

C’est à ça que ressemble notre quotidien au printemps et en été.

Les après-midis où les autres sont à l’école et où on ne les voit qu’après leurs cours, on sort se balader en forêt, on part faire du vélo, ou on fait d’autres activités à la maison selon notre inspiration.

Bref, on profite intensément de la vie.

FORÊT

Chaque jour, mon coeur se gonfle de gratitude. Si j’avais imaginé ma vie future étant ado, je n’aurais pu l’imaginer aussi belle. Intense parfois, mais magnifique. Une chose est sûre : je n’ai pas attendu la retraite pour vivre à fond et organiser mes journées comme je l’aime.
champCe fonctionnement, nous l’avons choisi. Nous voulions profiter de la seule chose qui nous importait au monde : la joie et l’amour au travers des rapports humains. Et nous voulions en imprégner nos enfants. Profiter des uns et des autres, rire, jouer, prendre le temps de vivre réellement. Explorer le monde en épanouissant sa personnalité propre. Respecter son rythme. Se sentir libre.

Nous avons fait en sorte que ce soit possible. Nous avons déménagé dans un endroit où le salaire de mon mari serait plus élevé afin que je puisse me concentrer sur nos enfants et leur faire l’instruction en famille. Bien qu’il soit celui qui travaille, lui aussi vit confortablement : allant à contre-courant des traditions dans son domaine, il a fermement fait en sorte de finir ses journées à 16h plutôt qu’à 19h et profite de longues soirées où il s’occupe à ses passions. L’an dernier, il travaillait à 80% (il ne bossait pas le vendredi) et il attend impatiemment de pouvoir s’y remettre.

Si je vous raconte cela, c’est pour vous dire que chacun de nous avons en nos mains le pouvoir de vivre selon notre coeur. RÉELLEMENT. Certes, sur le coup, cela demande du courage ; il faut parfois plonger dans l’inconnu sans trop savoir ce qu’il y aura derrière. Ça peut faire peur. Personne ne nous a enseigné à le faire. C’est à nous d’ouvrir la voie, d’être le changement, d’oser aller vers ce qui nous rend réellement heureux et en paix. C’est à nous de nous créer une vie sur mesure et d’affirmer nos choix. Nous en vallons la peine.

shani be the change

Et vous savez quoi ? C’est ainsi que nous changeons le monde…

Soyez heureux !

Merci de m’avoir lue,
Marion Eberschweiler.

Élever un enfant Hors Norme (HN)

Vous serez sans doute nombreux à vous reconnaitre dans cet article. Votre enfant à des allergies, un TDAH, un Haut Potentiel, une hyper-émotivité, une hyperactivité, une « différence » nette sans trop savoir quoi, etc…? Pour résumer, votre enfant est HN : Hors Norme. Il ne rentre pas dans les petites cases bien droites et rigides, ne réagit jamais comme on l’attend, et vous êtes sans cesse obligé d’expliquer son comportement aux autres pour qu’ils puissent comprendre, tolérer et s’adapter.

On vous répète souvent que c’est de votre faute. De toute façon c’est bien simple, il faut le savoir : si votre enfant est particulièrement sage et conciliant, c’est grâce à lui-même. Mais s’il a un comportement hors norme, c’est de votre faute à VOUS. Vous êtes à côté de la plaque, vous avez loupé quelque chose dans son éducation, en particulier si vous faite le choix de l’écoute et de la bienveillance. Au final, alors que le quotidien n’est pas toujours facile avec votre enfant, tandis que vous avez particulièrement besoin de soutient, non seulement vous n’en obtenez pas, mais pire, on vous enfonce.

L’ÉDUCATION NE FAIT PAS TOUT !

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Tout ça je le sais bien. Un enfant Hors Norme, j’en ai un. Nohan, mon aîné, est né avec un trouble anxieux généralisé. Il a peur de tout et ne se sent bien nulle part. Il est facilement triste et n’a qu’une envie : qu’on le laisse tranquille. Oh il a aussi plein de qualités ! Il est bricoleur, organisé, il prend soin de ses affaires, est très (très) doué dans ses passions, n’est pas turbulent, à un grand coeur, est très sociable et mène souvent les jeux…

Mais voilà, au premier abord, ce qui saute aux yeux ce n’est pas ça.

Ce qui saute aux yeux, c’était le b.a.b.i. (« bébé aux besoins intenses », de ceux qu’on ne peut poser ou confier à quelqu’un sans drame), c’est l’enfant peu sportif et très sensible à la douleur, émotionnellement à vif, qui fait des crises d’angoisses au coucher et des cauchemars récurrents, l’enfant qui a peur d’aller seul rien qu’aux toilettes, l’enfant qui est tristounet, pleure souvent et « ne veut pas faire ci ou ça ». Il est celui qui me fait refuser d’animer bien des conférences ou ateliers de crusine qu’on me propose au travers de la France, tant les émotions et l’épuisement, pour lui comme pour moi, pourraient s’avérer intenses.

Son trouble anxieux m’a semblé particulièrement frappant à côté de sa soeur, qui est tout l’inverse : joyeuse, câline, sans cesse en train d’éclater de rire, de faire des blagues, de courir pieds nus dans l’herbe, danser, chanter ; toujours partante pour l’aventure. Elle suit son frère partout et le tire vers le haut. Ils sont le jour et la nuit ! C’est en ayant ma seconde que j’ai commencé à vraiment relativiser, me rendant compte que L’ÉDUCATION NE FAIT PAS TOUT.

Car comme tout bon parent je me suis énormément remise en question vis à vis de mon fils. Selon les études, les enfants aux troubles anxieux naîtraient avec des niveaux de dopamine et de sérotonine plus faibles que les autres, ils n’auraient pas de réserves et seraient plus vulnérables face aux stress, angoisses et tristesses, il serait alors important d’aller dans leur sens et de les rassurer. J’ai fait de mon mieux pour le suivre dans ses besoins, même si ça semblait aller à l’encontre de l’éducation traditionnelle. J’ai annulé la crèche, puis la maternelle… Nous avons mit en place le cododo, le portage en écharpe, le massage, l’allaitement à la demande, les musiques douces, des limites constructives et sécurisantes, un système d’enseignement basé sur les jeux, des tas de sorties et de copains… Sans voir d’amélioration notable, malgré une vie que je pense plutôt chouette. (En même temps, je ne saurais jamais si une vie différente aurait été pire…)

Sa soeur au contraire, élevée dans les mêmes conditions, réagit pourtant avec la joie de vivre et la sérénité que je m’attendais pouvoir offrir aux deux.

LE VENTRE ET LES ÉMOTIONS :

Sachant l’influence entre l’état du système digestif et les émotions positives/négatives et voyant qu’il avait un ventre fragile, j’ai fait mon maximum pour qu’il mange sain, sans sucre, sans gluten ; mais j’ai rapidement découvert une autre impasse : son trouble anxieux s’étendait de façon forte à l’alimentation. A vrai dire il y a une part de génétique. Dans la famille, il n’est pas le seul : sa cousine germaine, à bientôt 6 ans et dernière d’une fratrie de 3, n’a jamais mangé d’aliments solides. Oui, vous m’avez bien lue. Elle boit du lait maternisé et à commencé les purées l’an dernier. On appelle ce trouble le « syndrome de dysoralité sensorielle » . C’est une sorte de sensibilité gustative exacerbée qui provoque un rejet de la plupart des aliments, et des vomissements si on insiste. Ils sont plusieurs, dont mon mari et son père, à avoir une hypersensibilité olfactive/gustative (mon beau père s’est même fait retirer l’odorat à cause de ça tant ça lui était invivable !!!), et ça varie en intensité d’une personne à l’autre. Mais les pédiatres et médecins ne s’inquiètent pas, ni pour sa cousine, ni pour Nohan : il n’y a pas de retards de croissance ni de retards intellectuels. Ils faut simplement prendre son mal en patience et laisser la situation évoluer d’elle-même.

C’est d’ailleurs pour l’aider à se réconcilier avec la nourriture que nous avons créé notre livre « Goûters Sains pour Petits Héros » . Les succès, aussi petits soient-ils, sont toujours à encourager.

Bref, quelque part, j’étais dépitée : je ne savais pas par quel bout le prendre, rien ne semblait fonctionner efficacement !

Il m’aura tout apprit. Il m’aura guidé vers l’école à la maison et le unschooling, vers une écoute véritable, détachée des idées reçues et des cases toutes droites, vers un non-jugement et une plus grande compréhension des autres enfant HN également. Et pourtant, vous pouvez l’imaginer, c’est mon mode de vie qui est bien souvent remis en question et accusé de le « rendre ainsi ».

CHAQUE ENFANT NAIT AVEC SA PROPRE PERSONNALITÉ !

Un autre évènement me convainquit une fois de plus qu’il y a des choses qui ne dépendent pas de nous. Je n’ai ni religion ni croyances particulières ; je suis une amoureuse de la vie dans son ensemble et je suis très ouverte d’esprit. Dans mon parcours, (en particulier en travaillant pour la radio Enquêtes-spirituelles et pour le site Le Grand Changement) j’ai souvent croisé des médiums et des clairsensibles. L’an dernier, par curiosité, j’ai prit rendez-vous avec une femme spécialisée dans les vies antérieures qui venait de faire une conférence sur notre site. Elle m’expliqua qu’il y a une existence après la mort, que nous nous réincarnons, que nous avons tous vécu de nombreuses vies mais que celles qui lui viendront en premier à l’esprit seront celles qui auront un lien avec la vie présente. Après que nous ayons parlé de moi, je lui demande si elle peut regarder les vies antérieures de personnes de ma famille, par exemple (allez, au hasard ! lol)… mon fils. Je ne lui donne absolument aucune autre indication, craignant de l’influencer. Immédiatement, elle me répond : « Houlà, ce que je perçois autour de ton fils est très noir. » En explorant un peu plus, elle précise : « Ton fils a eu de nombreuses vies difficiles. Tortures, esclavagisme, isolement, utilisé comme chair à canon… Ça a rendu son âme très triste et très craintive ; ça doit se ressentir dans sa personnalité. Mais il est venu guérir tout ça avec toi dans cette vie. »

(0_0) Oui, les bras m’en sont tombés. C’était la première fois qu’on me donnait une explication cohérente à sa personnalité !majorque

Avide de comprendre, j’ai par la suite contacté plusieurs spécialistes, amis médiums, psychologue clairsensible spécialisée dans les enfants… Sans s’être concertés, tous m’ont dit la même chose : des vies antérieures difficiles qui resurgissent sur cette vie-ci ; et bien que je sois là pour l’aider à soigner ses plaies, mon fils n’arriverait à se libérer de tout ça qu’à l’entrée dans l’âge adulte. On m’a même précisé que sa dernière vie l’aurait tellement choqué qu’il n’aurait pas pu « monter vers la lumière » et serait resté paralysé entre deux mondes, incapable de se réincarner. Ce serait mon âme à moi, qui par amour serait allée le chercher pour lui permettre de s’incarner dans cette nouvelle vie et de guérir ça ensemble.

On y croit, on n’y croit pas… Au final, ça n’a pas d’importance. Ce qui importe c’est de se rendre compte que non, nous ne maîtrisons pas tout. Une grande partie de ce qu’est notre enfant ne dépend pas de l’éducation qu’on lui donne. Chaque enfant a une personnalité unique. Mais ça, en particulier si vous avez plusieurs enfants, vous l’aurez déjà remarqué. Notre rôle en tant que parent est de guider, de transmettre, d’apporter un terreau fertile à l’épanouissement. Nous créons un environnement stable, plein d’amour, propice à la paix et au bien-être. Par l’intermédiaire de nos corps et de nos actions, nous pouvons favoriser les conditions dans lesquelles va évoluer notre petit bout et lui faire accéder aux cartes qui enrichiront sa vie de façon positive et épanouissante. Mais l’enfant nait avec sa propre personnalité, sa propre perception du monde, sa façon personnelle d’avancer et son rythme bien à lui. Il est seul détenteur de sa vie. Cela, il faut l’accepter. Nous n’avons pas de « pouvoir » sur les autres. Nous n’avons que notre influence et notre amour… et entre nous, c’est tout ce qui importe ! 🙂

Si vous aussi vous avez un enfant HN, n’écoutez pas les critiques. Ne vous culpabilisez pas, ce n’est pas de votre faute. D’ailleurs il n’y a pas de « faute » ! Au contraire, c’est venu dans nos vies comme une chance. Il y a un beau chemin à parcourir, très riche en enseignements. Dites-vous que ce que vous mettez en place est essentiel, même si vous ne voyez pas l’effet auquel vous vous attendiez. L’interaction qu’on aura avec notre enfant sera systématiquement constructive. On agit pour le mieux, on fait notre part, et après, le résultat peut prendre bien des chemins !

Si vous doutez du chemin à prendre, choisissez l’amour, vous ne pourrez pas vous tromper.

Vivez à fond, aimez à fond, n’ayez aucun regret.  <3

Merci de m’avoir lue,
Marion Eberschweiler

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Parents, dites STOP au dictat de la perfection

Parents, dites STOP au dictat de la perfection

C’est un sujet qui est (très) brûlant pour moi, sur lequel j’avais fait une web-conférence. Le dictat de la perfection

De quoi s’agit-il ?

En tant que parent, vous prenez une direction familiale très personnelle, induite par votre enfant et guidée par un amour incommensurable. Vous vous apprêtez à suivre votre coeur, vous êtes en accord avec vous-même… Et tout à coup, vous vous retrouvez pris en étau entre tout ceux qui pensent que vous ne devriez « pas faire ainsi » car ce n’est pas bien, mais aussi tout ceux qui pensent à l’inverse que vous devriez aller plus loin car ce n’est pas assez bien.

C’est un comble. On est d’accord.

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Si comme moi vous êtes « multi-différent », vous aurez d’ailleurs constaté que ce phénomène se produit absolument sur tout les plans, dans tous les domaines, traditionnels comme hors-normes. Personnellement, je suis bizaroïde pour les gens classiques (je ne fais rien comme tout le monde), je ne suis jamais assez vegan chez les vegans (je donne du soutient aux couples végé/omni), jamais assez écolo chez les écolos (j’ai un iphone), jamais assez cru chez les crudivores (j’utilise des épices cuites), jamais assez non-violente chez les parents bienveillant (parfois je me mets en colère), jamais assez spirituelle chez les spirituels (je n’ai pas de dons de médiumnité)… Bref, aucun n’y échappe. C’est un phénomène humain.

Que cela provienne d’un gentil conseil ou d’une remarque méprisante, cela ne part pas d’une mauvaise intention : les gens veulent votre bien, celui de votre enfant (et celui de toute la planète), et ils projettent leur conception de ce qui est bien.

Le problème c’est la pression que cela induit. Le résultat est que, tiraillé entre ce qu’on nous dit de faire « parce que c’est bien », nos envies personnelles et ce qu’on nous dit de faire « parce que c’est encore mieux », on se sent perdu. On se mets la barre très haut, et pris dans l’élan de toujours s’améliorer, il y a le risque que nous ne nous trouvions jamais assez bien. Il n’y a pas de limites à ce que j’ai pû, personnellement, m’infliger à moi-même pour être toujours plus cohérente, plus en accord avec mes idéaux. C’est particulièrement fort lorsqu’on est parent et qu’on cherche à se dépasser par amour pour son enfant.

Je ne vous dit pas ça au hasard. Je vous le dit parce qu’à mon échelle ça a été très douloureux : plus de 15.000 personnes suivent et commentent mes publications. 15.000 personnes uniques, merveilleuses, engagées, chacune avec son bagage, son idéal et sa sensibilité propre… Chacune venant me dire comment, selon elle, je pourrais faire mieux, selon ce qu’elle a elle-même réussi à mettre en place dans sa propre vie sur un plan donné. Je n’ai cessé, les premières années, d’essayer de suivre tous ces conseils, de chercher à m’améliorer sans fin… au point de me sentir jamais « assez bien » et d’y perdre mon essence.

Évidemment, il est bon de savoir se remettre en question en fonction de ce qu’on nous apporte. Le doute est un peu notre garde fou, et surtout, nous adorons évoluer et aller de l’avant… Encore plus lorsque c’est pour la chair de sa chair.

Mais il s’agit ici de savoir aussi dire STOP.

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De savoir qui on est et où on va, d’avoir sa propre personnalité, de respecter son rythme personnel d’évolution, et de ne pas se laisser déstabiliser. Ce n’est pas parce que nous ne faisons pas comme les autres que nos choix n’ont pas de sens. Et ce n’est pas parce que nous ne sommes pas au bout du bout de nos idéaux que nous ne vallons rien. Nous sommes humains, nous avons notre histoire, nos problèmes, nos forces et faiblesses, nos proches tous aussi uniques… Le tout crée une symbiose magique dans notre vie.

Je me suis longtemps mise la pression dans de nombreux domaines, dont l’éducation… Et je m’y suis à chaque fois cassée royalement la figure. Loin des théories, la vie réelle et mes enfants m’ont systématiquement remis à ma place. Ça m’aura donné deux bonnes leçons :

  1. M’accepter comme je suis là où j’en suis.
  2. Arrêter de donner des conseils aux gens. Surtout s’ils ne l’ont pas demandé. Car le problème, quand on se mets trop de pression, c’est que sans s’en rendre compte on l’inflige également aux autres. J’ai souvent dit aux autres ce qu’ils devraient ou pourraient faire… Finalement, c’est une grande leçon d’humilité et de tolérance. S’accepter comme on est et accepter les autres comme ils sont.

A présent, je réagis par l’humour face aux remarques… Ou je laisse parler, en leur disant avec un sourire que je comprends leur point de vue. Je réponds aux questions mais je ne cherche plus à me justifier, ni à débattre et encore moins à convaincre. Est-ce qu’il n’y a pas plus important dans le monde ? La tolérance de la différence est la plus grande des forces, elle coupe les guerres à leur source.

Nous avons le droit à nos problèmes physiques qui font que nous n’avons pas pu accoucher dans l’eau ou allaiter ; nous avons le droit à notre fatigue, qui ne devrait pas nous faire détester notre maison toujours en bazar et notre lot de couches lavables mit de côté alors que nous aurions tant aimé les utiliser ; nous avons le droit à notre besoin de solitude qui nous fait céder aux dessins animés ; à nos peurs qui nous font passer de « pourvu que mon fils mange super-sain » à « pourvu qu’il mange quelque chose », nous avons le droit à nos colères et nos tristesses, qui ne devraient pas nous faire sentir si coupables de simplement « être ».

Au travers de l’éducation, c’est en écoutant notre enfant que nous parvenons à lâcher prise. Sur tant de choses… Un idéal, aussi beau soit-il, ne devrait pas être un but en soi mais un fil directeur nous guidant dans la direction que nous voulons donner à notre vie. La vraie vie est loin des théories. En découvrant la personnalité unique de notre enfant, nous découvrons que nous sommes nous-même unique, au delà des idéaux, au delà de l’éducation que nous ont donné nos parents. Nous sommes ce que nous sommes, parfaits dans nos imperfections. Et pour notre enfant, cette unicité assumée est la plus grande des richesses. Car elle lui apprend à s’aimer lui-même tel qu’il est, à accepter ses peines, ses frustrations, ses colères et ses faux pas, ses différences comme faisant partie de la beauté de la vie, comme étant des perles de sagesse à apprivoiser petit à petit afin de s’en servir pour grandir. Cela l’invite au respect de la différence de l’autre, guidant la planète entière vers plus de tolérance et donc de paix.

Si chacun faisait quelques pas bien assumés vers ses idéaux, ce serait plus bénéfique pour l’humanité que si une seule personne les vivait entièrement. Parce qu’un petit pas est plus facile à faire et moins intimidant qu’une perfection, il semble plus accessible aux autres et a alors une influence plus grande.

Sur ce site, vous ne trouverez ni extrémisme, ni parti prit. On témoigne, on vous parle de ce qu’on vit, on vous partage nos activités, nos choix, nos joies et nos jeux, sans penser faire mieux que quiconque, sans chercher à vous convaincre ou à alimenter les débats.

La seule chose qui importe, c’est l’épanouissement de votre enfant au sein de votre foyer à vous.

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Ce n’est donc pas un conseil mais un cri du coeur que je vous partage aujourd’hui, que vous ne pousserez, vous aussi, que s’il vous libère : aimez-vous comme vous êtes, dites STOP au dictat de la perfection !

Ou plutôt, voyez toute la perfection de vos imperfections

;-D

Merci de m’avoir lue,
Marion Eberschweiler

Article connexe : Mère au foyer, mon guide de survie

Mes propres années d’école à la maison en Afrique

Salut ! La semaine dernière, dans mon Guide de survie de la mère au foyer, j’ai insisté sur le fait de croire en ses convictions éducatives et de les vivre à fond. Aujourd’hui, j’aimerais l’illustrer pour vous. J’ai écrit cet article récemment, et je me devais de vous le partager sur l’Académie Nature…

Cette année, mon fils a 6 ans et ma fille 4 ans. Je vous parle régulièrement de mon choix de ne pas scolariser mes enfants. Ce dont je ne vous ai pas encore parlé, c’est de mes propres années d’école à la maison, au même âge que mes enfants, et de l’impact que ça a eu sur ma vie 🙂

Mon père travaille dans une société internationale d’ingénierie et de conseil en environnement, il est spécialisé dans l’assainissement et l’alimentation en eau potable des pays en voie de développement. Il part fréquemment à l’étranger pour des missions plus ou moins longues. Ainsi je suis née sur l’île de Mayotte !

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Lors d’une mission de plusieurs années au Tchad, tandis que j’avais 4 ans, mon frère 6 ans et ma soeur quelques mois, nous l’avons accompagné. Nous avons alors atterri à N’Gouri, un petit village de brousse au milieu du désert…

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Notre maison était entourée de sable dans lequel jouer et courir pieds nus.

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C’était une vie très libre et très riche !

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Mon père nous avait construit un portique en bois sur lequel s’amuser.

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Des bassines ou le lavoir nous servaient de baignoires pour nous rafraîchir.

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Ma petite soeur mettait des couches lavables et était portée sur le dos par sa nounou.

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Nous avions un poulailler…

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…et des animaux de passage.

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IMG_0042 IMG_0041IMG_0027Éléphants, girafes, singes ; ceux qu’en occident on ne voit que prisonniers dans des cages, nous les voyions libres !

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Nous pouvions manger avec les doigts 😉 (ce qui déprimait nos grand parents quand on rentrait l’été^^)

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Le contact avec la nature était permanent, omniprésent.

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(le sable et la chaleur aussi 😀 )

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On était immergés dans une autre culture…

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…jusqu’au bout des cheveux^^

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C’était chez nous, tout simplement.

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Ma mère, institutrice, enseignait le CP et le CE1 à mon grand frère, tandis que moi j’étais libre…

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Par la suite, nous avons été au Burkina Fasso…

FullSizeRender_1 FullSizeRender_3FullSizeRender_2 Nous avons vécu au Mali, où une de mes amie de France est venue me rendre visite en vacances. Dans les voitures, on ne mettais jamais de ceintures.

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J’ai fait mon Lycée au Tchad, où j’ai rencontré mon mari actuel.

Vous pouvez imaginer comme une telle vie peut impacter ce que l’on est devenus, ainsi que nos propres choix éducatifs…

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Mon grand frère à vécu quelques mois dans un campement de nomades et a écrit un livre sur cette aventure (« Au coeur de la Transhumance« ) il a vécu en Egypte et voyagé ailleurs… Il a fait partie d’une association d’aide aux SDF sur Paris, à lancé les « incroyables comestibles » dans sa ville, il est prof d’histoire, travaille avec les scouts et est formateur en BAFA. Sa femme est Tunisienne et leur bébé allaité et porté en écharpe.

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Ma soeur a fait des études dans l’écologie, elle voyage beaucoup, elle a travaillé dans un orphelinat au Maroc et travaille actuellement dans l’humanitaire, pour le milieu associatif de l’ambassade de France pour le Tchad.

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J’ai fais un stage infirmier en brousse au Tchad, dernière fois que nous nous y sommes retrouvés en famille, en 2007-2008, à Mongo, où mon père continuait ses projets d’accès à l’eau potable et où ma mère enseignait dans des classes de brousse ainsi que dans une école pour petits aveugles.
A présent j’essaye de changer le monde grâce à internet, à mes livres et mes vidéos, à ma propre vie « différente » (vegan, école à la maison, écolo…).

Tout ça pour vous dire que quelque soit ce que disent les gens autour de vous, croyez en vos choix éducatifs même lorsqu’ils sont hors-norme et uniques. Ils ne feront pas tout, bien sûr, mais ils imprègneront vos enfants et ils leurs donneront pour preuve qu’on a le droit légitime de vivre selon ses désirs. Je suis fière de mes parents, je suis fière de mon frère et de ma soeur. Ce que je veux transmettre à mes enfants, c’est la même certitude qu’une fois libre, notre vie prend sens et tout nous devient possible.

Merci de m’avoir lue. Bonne journée à vous !

Marion

 

Mère au foyer, mon guide de survie

Étant mère au foyer en instruction en famille de deux enfants et très active dans mon travail, vous êtes nombreux à me poser cette question : « mais COMMENT fais-tu pour concilier les deux ?? » Beaucoup me disent que je les inspire… et les décourage en même temps car, submergés par le quotidien, ils ne se sentent pas à la hauteur. Le pire pour moi, c’est lorsque les MARIS de mes amies leur disent, en réponse à leur épuisement (véridique et récurant !) : « mais regarde tout ce que Marion arrive à faire, des livres, des sites, des conférences, tu ne devrais pas être si épuisée » ! En général ça me mets dans une colère noire. Alors aujourd’hui je voulais casser un peu le mythe, tout en vous donnant mes astuces de « survie » du quotidien.

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#SURVIVRE

Sachez que je m’occupe de mes enfants entièrement seule depuis leur naissance, et que mon aîné est né avec un trouble anxieux généralisé. Je n’ai pas de famille dans le coin pour me les garder, mon mari (bien que plein d’amour) est très peu disponible, et mes amies, éh bien elles ont toutes des enfants aussi (et des maris pleins d’amour mais peu disponibles également. C’est souvent le fléau de la mère au foyer). Les conseils que je vous donne relèvent donc purement et simplement de la SURVIE.

Être parent d’un tout petit est un travail absolument exténuant. Sachez-le une bonne fois pour toute, votre fatigue est NORMALE. Le bonheur que vous éprouvez à être avec eux n’empêche pas cette fatigue d’être réelle. Le ou les enfants sont totalement dépendants de nous les premières années et demandent une présence, une assistance, une attention CON-STANTE. C’est bien simple, notre corps est en tension permanente et on ne se relâche que quand il dort. On ajoute à ça la gestion de leurs émotions (comprendre les pleurs, les colères, les peurs, les joies, les disputes… et les aider à les traverser) et de leur corps (nourrir, laver, se déplacer, toucher à tout…). C’est un travail de tout les instants. Malgré tout le bonheur qu’on en retire (incommensurable, on est d’accord, sinon on ne le ferait pas on n’est pas mazo), c’est un travail absolument éreintant et on se retrouve à la fin de la journée vidés physiquement et émotionnellement. C’est bien simple, la première comparaison qui me venait en tête, au niveau tension constante et travail sur soi formateur, c’était le service militaire… 😀

Sachez que je suis tombée malade, deux ans après la naissance de ma fille (et ça a duré 2 ans). Avec mes tout petits desquels m’occuper, il y a des jours où, d’épuisement et de mal-être physique, je n’arrivais pas à me lever du lit et à marcher droit. Sans relai, je passais alors la journée allongée, à jouer avec mes enfants aux legos ou aux playmobils… Le peu d’énergie que j’avais, c’était pour eux, mais c’étaient aussi eux qui me permettaient d’avancer.

Je ne plaisante pas avec la fatigue. Si quelqu’un ose vous dire que vous ne devriez pas être fatigué(e), envoyez-le royalement promener (pour être polie), ou demandez lui de vous garder vos enfants, puisqu’il a tant d’énergie et de temps libre… Car à moins d’avoir un relai ou de vivre en communauté familiale, votre temps libre n’existe PLUS.

MON temps libre n’existait plus.

Pourtant vous le savez, on vous l’a mainte fois répété, il faut « prendre du temps pour vous », sinon vous ne pourrez pas bien vous occuper des autres.
Aaaah ce que cette phrase a pu m’énerver… Bien sûr, que j’aurais aimé prendre du temps pour moi, me reposer enfin (juste UNE nuit complète !), avaler une simple bouffée d’air pour ne pas sombrer, ne pas être engloutie par la fatigue et les émotions ! Mais mon enfant a besoin de moi, et je ne vais pas le laisser tomber. Il passe avant et c’est bien normal.

J’ai donc dû élaborer mes techniques de survie pour prendre soin de moi, prendre du temps pour moi, à ma façon.

 

#PRENDRE DU TEMPS POUR MOI

marion telephone

Alors voilà. NON, pour prendre soin de moi je ne m’accorde PAS un massage en institut, un bain relaxant avec des bougies et de la musique douce, une séance de yoga dans mon salon ou autre cliché à la con (pardonnez-moi, la colère me rends vulgaire) que les gens sans enfants me sortent avec beaucoup de bienveillance. Ce genre de trucs, depuis que j’ai des enfants, c’est si dur à mettre en place que ça ne me relaxe PLUS DU TOUT.

Comme je vous l’ai révélé plus haut, en ayant mes enfants j’ai apprit à ne compter que sur moi-même en toute circonstance. J’ai donc décrété que je devais faire en sorte de prendre soin de moi tout en prenant soin des autres.

Ça vous semble bizarre, comme concept ? Attendez que je vous donne des exemples…

shani 2 ans(Shani, 2 ans)

Voici mes 15 ASTUCES BIEN-ÊTRE :

  1. Déjà, j’ai décidé de voir le temps que je passais avec mes enfants comme « du temps pour moi ». C’est un délice de les voir vivre, de voir leur intelligence s’aiguiser chaque jour, les connexions se faire… Je ris de plaisir à chaque nouveau mot, à chaque dessin plus sophistiqué que le précédent, chaque compréhension à une idée ou une blague plus complexe, chaque geste qui se précise… C’est comme un magnifique chef-d’oeuvre qui se complexifie de jour en jour sous mes yeux et cela m’apporte infiniment de joie et de bien-être. Je prends ce qu’il y a à prendre dans cette courte période de vie et je profite au max des petits bonheurs.
  2. Je voulais me la jouer écolo-baba-cool avec mon vieux téléphone qui datait de la préhistoire, mon mari m’a mit dans les mains un smartphone et ça m’a littéralement changé la vie. Je peux consulter mes mails et facebook ou publier un article sur mon blog grâce aux applications plusieurs fois par jour pendant que bébé tète (oui il tète, c’est moins fatiguant que de préparer des biberon et au moins je n’oublie jamais d’emporter le repas quand je sors 😉 ) ou pendant que je suis aux toilettes, et je n’ai pas besoin de libérer un temps spécial pour aller sur l’ordinateur (vous aurez sans doute constaté comme moi que votre bambin a horreur que vous soyez assis devant l’ordinateur, alors que le téléphone est très discret et ne vous monopolise pas). (J’ai bien rigolé parce qu’en cherchant des photos pour illustrer cet article je suis tombée sur la photo ci-dessus qui date de y’a 3 ans en 2013, que j’ignorais avoir et qui illustre tout à fait le truc !!!!)
  3. Vous connaissez, bien sûr, l’astuce qui consiste à faire la sieste en même temps que votre enfant. Ici mon aîné a toujours lutté contre la sieste. Alors c’était plutôt « faire la sieste en même temps que maman », je m’allongeais pour dormir avec ma seconde, et il se mettait à côté de moi dans le lit avec un dessin animé sur la tablette. Souvent, il finissait par s’endormir aussi 😉
  4. Vous ai-je déjà parlé des boules quies ? C’est une amie qui m’a donné l’astuce, et je les ai pas mal utilisées lors des crises de fatigue ou autre moment aussi bruyant que délicat. Le truc est que les cris stridents d’un enfant nous stressent énormément, c’est physiologique. J’ai remarqué que mettre des boules quies dans les moments de crises me permettait de mieux gérer le moment : je pouvais prendre mon enfant dans les bras, le caresser et lui parler avec douceur avec beaucoup plus d’efficacité et de patience tout en restant moi-même plus sereine et sans être assommée par les cris. Le contre-coup de la crise sur mon état de fatigue nerveuse est, lui aussi, bien moindre.
  5. Dans la journée, je laisse tourner la radio en bruit de fond, que j’écoute tout en faisant une activité avec eux (par exemple une ville géante en legos^^). Par « radio », entendez plutôt « vidéos philosophiques de gens qui parlent sur youtube », ou bien des audiobooks philosophiques ou romanciers. En ce moment, je réécoute la saga des Harry Potter en audiobooks sur mon téléphone (je glisse une oreillette dans une oreille et laisse l’autre libre).
  6. Lorsque je voulais regarder un film, le soir, je le regardais distraitement sur la télé avec un casque sans fil tout m’occupant de mon bambin. J’évitais évidement les films ayant des images violentes ou choquantes. J’étais rendue compte que lorsqu’il n’y avait pas le son, l’enfant était totalement désintéressé de l’écran et vaquait à ses occupations.
    Actuellement, je regarde plutôt des films sur tablette.
  7. Vous auriez aimé libérer du temps pour méditer et ce n’est pas envisageable ? Pareil pour moi ! C’est pile à ce moment là que j’ai découvert la méditation de l’instant présent. Ça consiste à s’immerger dans les actes du moment présent en se libérant de ses pensées. C’est LE truc parfait pour un parent. Ça a un double avantage, ça permet de se ressourcer au niveau émotionnel : de couper nos émotions fortes (moment de crise, colère, tristesse…) et de s’apaiser, ce qui est très utile quand on a un enfant et qu’on doit agir « vite et bien ».
  8. Dès que possible, on sort dehors dans la nature. C’est autant un moment pour moi que pour eux : ils se détendent et s’amusent, moi je prends un bol d’air et me dégourdi les jambes. Je me concentre sur la nature, j’y puise des idées d’activités manuelles. Lorsque je leur propose mes activités que vous voyez sur le site, ils ne sont pas forcément toujours intéressé, ou seul l’un des deux accroche ; parfois ça ne dure que quelque seconde… Mais c’est sans importance ! L’idée principale passe, ce n’est pas à sous-estimer. Et surtout, je le fais aussi pour moi, c’est un plaisir d’imaginer tout ces jeux ; je le fais également pour le site et donc les autres familles et cela me donne une motivation supplémentaire. Et c’est cette passion constante qui a vraiment de l’impact sur eux : elle leur montre qu’il faut vivre à fond et selon son coeur !
  9. Lorsqu’ils ont eu 3 ans 1/2  et 5 ans 1/2, un parc entouré d’un parcours sportif s’est créé devant chez nous. Si j’avais envie de faire du footing, je les laissais aux jeux avec d’autres enfants et je courrais 1/2 heure tout autour du parc. Ils étaient tout le temps à portée de vue et de voix.
  10. On n’a pas d’horaires fixes, on vit au rythme qui nous est présenté au jour le jour, selon la fatigue et les envies de chacun. Cela dépend vraiment des familles et des périodes de vie ; dans notre cas jusqu’à maintenant, on a y a trouvé une harmonie qui simplifie TOUT !
  11. Socialement parlant, on avait trouvé une magnifique association parent-enfant les premières années, ouverte le matin dans un local prêté par la mairie. La plupart des enfants qui y venaient n’allaient ni en crèche ni en maternelle. Il y avait des jouets et d’autres enfants avec qui les partager ; et, point essentiel, d’autres parents avec lesquels échanger et se ressourcer pendant que les enfants étaient joyeusement absorbés par autre chose. C’était une vraie source de détente et d’amitiés. Le midi, on pique-niquait tous ensemble (nombre d’entre eux étaient même végétariens ou vegans !). D’ailleurs, j’ai toujours trouvé que tout était plus simple lorsqu’on se retrouvait avec mes amies les unes chez les autres ; c’était un vrai temps pour nous pendant que les enfants jouaient entre eux.
  12. J’ai vraiment besoin de me déconnecter le soir, dès 18H, après une grosse journée bien remplie. C’est à ce moment là que mes enfants ont le droit de regarder des dessins animés ou de jouer aux jeux vidéos, pendant que je regarde un film sur ma tablette ou, plus généralement, que je fais le repas du soir et la vaisselle avec mon casque sur les oreille dans lequel je mets un son de nature trouvé sur youtube. En effet, la journée est ponctuée de bruits très divers (éclats de rires, cris, pleurs, appels, sonnerie de téléphone…), et écouter des sons tout simples mais constants (orage et pluie sur une vitre, ruisseau, forêt et oiseaux, feu qui crépite…), mis à fond dans ses oreille, est hyyyyper relaxant, c’est comme un cocon, ça m’enveloppe et me ressource.
  13. A présent qu’ils sont plus grand, j’ai un temps tranquille (souvent je bosse sur l’ordinateur) le soir après 18h (au moment ou eux-mêmes ont accès libre aux jeux vidéos et dessins animés) et le matin avant qu’ils ne se réveillent.
  14. J’essaye de faire des tas d’activités qui soient aussi sympa pour moi que pour eux. Par exemple le jardinage, la cuisine, le bricolage, la couture… Chacun à son projet à son échelle, personne ne s’ennuie.
  15. Je dois également vous avouer que je joue énormément avec eux aux jeux vidéos et que ça aussi, c’est un temps pour moi… Ne nous jugez pas ! Au moment du coucher, à la place de lire un livre (ça on le fait en journée, mais on tourne souvent en boucle sur les mêmes livres ou magazines, ce qui est génial pour eux mais ennuyant pour moi) on lis/fait des histoires interactives avec énigmes, sur tablette. C’est un super moment pour eux comme pour moi, et ma fille s’endort toujours rapidement ainsi.

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(Shani 2 ans, Nohan 4 ans, confections de gâteaux crus déshydratés)

ipad(Shani 5 ans, Nohan 7 ans, là ils jouent en réseau avec leur amie)

#SE SIMPLIFIER LA VIE

Mais pour moi, prendre du temps pour soi, c’est aussi se simplifier la vie dans tout les domaines. J’économise sur les tâches ingrates !

couverts

  • Aller à l’essentiel. J’ai laissé le ménage de côté pour quelques années. Une fois par mois ou juste pour des occasions spéciales, ça suffit, non ? 😀 Et quand j’invite des gens que je connais peu, c’est plutôt au parc… Les vrais amis s’en fichent. D’ailleurs ils font pareil.
  • Je suis une fan de minimalisme. Moins on a d’objets, moins on a de rangement à faire, de poubelles à sortir, de saletés à nettoyer, de temps à perdre. Mais pareil, hein, ça se met en place petit à petit et à chaque âge le défi se renouvelle.
  • Ma cuisine ne comporte plus qu’un lot de couverts et d’assiette par personne, et chacun sa couleur. C’est vachement plus simple pour faire la vaisselle (à dire vrai, j’ai un lave vaisselle qui ne sert plus depuis que j’ai réduit mes ustensiles, et franchement ma vie en est facilitée)
  • J’ai un sèche linge. (Alors là, même pas besoin de vous expliquer le comment du pourquoi).
  • Ici quand on mange, ce n’est pas un repas traditionnel où tout les membres de la famille sont assis autour d’une table. Les enfants mangent de leur côté et à leur rythme, je mange pas loin mais pas forcément en même temps, et pareil pour mon mari qui mange souvent devant son ordinateur. Je sais que ce n’est pas habituel, souvent les membres d’une famille profitent du repas pour passer un moment ensemble, parler de leur journée… Nous ont vit et dort en famille, du coup le moment du repas prends moins d’importance.
  • Passer au FAST FOOD : attention, ce que j’appelle fast food, c’est des fruits et légumes à croquer en passant. Trois bananes, une barquette de tomates cerises, un bout de concombre, et des noix de cajou grillées salées pour constituer un bon repas… Soooo fast and easy !!

 

#TRAVAILLER TOUT EN ÉTANT PARENT À LA MAISON

« Travailler », c’est un mot bien ambigu. A vrai dire, lorsque je m’occupe de mes enfants, c’est du travail, même s’il est mal payé, peu comprit et que je n’ai pas de reconnaissance sociale. Pourtant lorsque l’on paye des gens pour le faire ça devient tout à coup un vrai boulot, n’est ce pas ?… Mais passons. Je ne parle pas ici forcément de travail rémunéré, mais plutôt du fait de s’accomplir dans autre chose que ses enfants, car c’est un thème qui revient souvent. Les parents au foyer veulent être parents tout en se consacrant à un travail ou à leurs passions, que ce soit pour se déconnecter, se ressourcer ou pour se recréer.

Le problème est alors le TEMPS DISPONIBLE.

Je ne peux que vous donner mon témoignage. Pour libérer du temps pour travailler sur ses passion, deux choses m’ont semblé essentielles :

  1. Premièrement, ne pas se mettre de pression. Si on n’y arrive pas pour le moment, on y arrivera plus tard, chaque chose en son temps, au jour le jour, un pas à la fois. Certaines périodes de vies sont plus intenses que d’autres et nécessite qu’on se concentre dessus pour les vivre à fond et qu’on lâche prise sur le reste (sinon gare aux frustrations).
  2.  Deuxièmement, s’organiser pour aller droit au but. Lorsqu’on a de jeunes enfants dont on doit s’occuper, notre temps libre est aussi précieux qu’aléatoire, il faut donc pouvoir jongler avec souplesse et efficacité et rendre les petits moments de liberté ponctuelle productifs.

Comment j’ai inclut ça dans mon quotidien :

  • Lorsque je faisais de la radio, en 2012, ma fille avait 1 an et mon fils 3. Je devais passer en direct pendant 5 à 10 minutes tout les mercredis soir sur un thème de mon choix. À l’époque, je n’avais pas d’expérience et j’étais bien incapable d’improviser ! Éh bien je passais mes soirées à écrire mes textes, que je lisais en direct (environ 2 pages pour parler 5 minutes). Comme je ne pouvais pas espérer me concentrer sur l’ordi avec les enfants à côté en journée, je réfléchissais à mes idées, puis une fois les enfants endormis, je m’installais dans le lit avec mon ordinateur portable et j’écrivais un peu chaque soir. Au moment du direct, mon mari ou un ami me gardait les enfants 15 minutes en tout.
  • Lorsque je faisais mes vidéos sur youtube, je les faisais avec mon téléphone ou ma tablette. Une application de montage me permettait de faire un montage sympa en quelques minutes, puis en un clic je la postais sur youtube. Ce n’était certes pas de la qualité, mais ça m’étais égal (oh je ne me prends pas au sérieux^^), ce dont j’avais besoin c’était d’une technique rapide et efficace, sans prise de tête pour faire passer mes idées. À présent, j’ai le temps de sortir une vraie caméra…
  • Maintenant que mes enfants ont 5 et 7 ans, personne ne les garde lorsque je fait des vidéo-conférences d’une heure ou deux en direct sur internet. C’est ponctuel, une fois ou parfois deux par semaine. Ils se gardent eux-mêmes, et s’il y a un souci ils peuvent venir me voir, ça prend quelques secondes et puis voilà. Pour moi le boulot idéal c’est un boulot où on peut inclure les enfants, dans un monde où on ne serait pas obligé de se couper d’une partie de soi, ici de son rôle de parent, pour pouvoir faire autre chose. Et si les visionneurs trouvent ça déplacés, il n’ont qu’a regarder une autre chaîne. Le monde ne va pas évoluer si on ne fais pas des choix qui vont dans le sens de ce que nous dit notre coeur.
  • Plus aléatoire pour moi : trouver du temps pour écrire mes livres. J’essaye d’aller droit au but pour rentabiliser mon temps. Est-ce que je peux faire ci ou ça ? Si je ne peux pas le faire, qu’est ce qu’il me faudrait pour que j’y arrive ? Puis-je envisager de déléguer certaines choses ? C’est ainsi qu’une amie m’a apprit juste ce qu’il faut pour manipuler le logiciel qui me permet de faire les mises en page, qu’une autre m’a apprit à faire des photos de qualité, que les tutoriels gratuits sur youtube m’ont enseigné le traitement des dessins et des photos pour un aspect « propre ». Une autre de mes amies est illustratrice et m’a fait les dessins par ordi que je ne pouvais pas faire moi-même. Pour ce qui est de trouver le temps d’écrire, c’est pioché à droite à gauche, pendant que les enfants sont dans le bain, jouent ou dorment… Je m’installe à côté et j’avance. Ça se fait petit à petit.
    bain enfants

    (Sani 4 ans , Nohan 6 ans)

    –> Quelque chose d’important pour moi c’est de ne pas avoir de date butoir pour rendre un projet. Je veux faire les choses à mon rythme, sans pression, selon mes disponibilités qui sont elles-mêmes très variables. Je ne prends jamais d’engagements vis à vis des gens.

  • Et on arrive au plus dur : trouver du temps pour publier régulièrement sur mes sites : jusqu’à présent je n’ai jamais pû être aussi régulière qu’il le faudrait pour avoir une vraie visibilité. Tout les sites pro qui expliquent comment monter un site internet vous le diront : il faut publier au moins 2 fois par semaine. Mine de rien, ça représente du travail, d’avoir régulièrement des idées, etc ; bref ça sort un peu du cadre de l’aléatoire-sans-date-butoir, finalement, et c’est pour cela que jusqu’à présent, je ne réussissais pas à le faire. D’autant plus que les domaines dans lesquels je publie sont très variés et non ciblés (protection animale, recettes crues, spiritualité…) Cependant, maintenant que mes enfants ont 5 et 7 ans, c’est plus facile. D’autant plus que je les implique ! En effet, j’ai choisis de me concentrer sur ce qui se passe dans mon quotidien et de le partager. Sur ce site Académie Nature, il s’agit d’enfance, alors ce n’est pas très compliqué, il me suffit d’avoir toujours un appareil photo pas loin (ce qui est très facile avec les smartphones) et de le partager en quelques minutes sur internet. Je me réserve un moment chaque semaine pour programmer toutes mes publications une semaine à l’avance, et voilà.

Tout ça c’est fait sur plusieurs années et comme vous le voyez, le rythme est très variable selon l’âge de l’enfant. J’ai commencé à vraiment souffler et retrouver de l’énergie vers les 4 ans 1/2 de ma dernière (ça correspondait également sans doute à la fin de ma période de convalescence). L’âge est variable d’une famille à l’autre, et selon le nombre d’enfant et leur position dans la fratrie, donc ne vous mettez pas de « date de normalité ».

Peut-être que vous vous retrouvez dans mes mots et qu’ils vous font du bien ; ou peut-être que vous trouvez ce mode de vie étrange ou dérangeant… Je ne fais que partager avec honnêteté les choix avec lesquels nous nous sentons bien. Chaque famille doit pouvoir trouver sa propre harmonie, selon ses convictions et ce qui la rend heureuse, sans trop se soucier de ce qui se passe chez les autres. Chacun est unique et fait à sa façon ; c’est ce qui est magnifique.

Le seul conseil que je pourrais éventuellement vous donner serait justement de ne pas trop écouter les conseils qui ne vous parlent pas, même s’ils sont couramment admis par la société. Nombre de mamans se trouvent coincées entre les impulsions de leur coeur et les « il faut faire ainsi » infligés par les autres. Suivez votre coeur ! Notre société évolue vers des façons d’être et d’éduquer très différente, plus axées sur l’épanouissement de l’enfant et de la famille. Afin que ça aille dans ce sens je pense que c’est important de croire en ses choix et de ne pas se laisser déstabiliser. Pour ce qui est de la fatigue, on m’a souvent conseillé de mettre mes enfants à l’école pour pouvoir me reposer…! Certes (cela se discute au vue des horaires et autres contraintes scolaires), mais quand je vois ma fille se lever à son rythme tout en chantant et en dansant le matin, quand je vois mon fils se lancer même tardivement le soir dans de grands projets de bricolage dont il a subitement eu l’idée, quand je vois la joie qui règne dans notre quotidien, je sais que j’ai bien fait de m’accrocher et que ça en valait la peine.

Rappelez-vous, que vous fassiez l’IEF ou que vous vous occupiez de votre enfant avant qu’il ai l’âge d’être scolarisé, que c’est une période de vie qui finalement est très courte, et qu’elle mérite d’être vécue à fond. Dans quelques années, c’est avec un profond bonheur que vous regarderez derrière vous. Croyez en vous !

Merci de m’avoir lue. Je vous souhaite le meilleur !

chasse au trésor

(Shani 5 ans, Nohan 7 ans, et leurs amis)

 

 

Notre article sur Fémininbio : « J’ai choisi de ne pas scolariser mes enfants »

En juin dernier, je n’avais pas encore créé ce site, mais j’étais déjà active dans le milieu de l’instruction en famille (émissions de radio, vidéos, web-conférences…). Le magazine Fémininbio m’avait proposé de leur faire un article sur le sujet. Comme il m’a été permit de vous le partager, le voici…

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