IEF, l’année où nous avons failli avoir un deuxième contrôle.

S’il y a bien une angoisse lorsque l’on fait l’école à la maison, c’est le passage des deux inspecteurs de l’éducation nationale (en fait : un inspecteur et un conseiller pédagogique qui en général est un enseignant) une fois par an chez soi.

S’ils sont content de nous et de l’évolution de nos enfants, tout va bien. Mais s’ils estiment que nos enfants n’évoluent pas correctement, ils nous mandatent pour un deuxième contrôle quelques mois après le premier, lors duquel l‘enfant doit avoir nettement progressé par rapport au précédent, sinon il est invité (obligé, puisque si on ne le fait pas le parent a 6 mois d’emprisonnement et 7500 euros d’amende !) à aller à l’école dans les mois suivants.

Autant vous dire que ce deuxième contrôle, c’est la bête noire, surtout qu’on comprend bien que c’est un peu au bon vouloir des personnes mandatées pour venir nous faire le premier contrôle. Si elles sont ouvertes, tout se passe bien ; si elles sont  sceptiques face à l’intérêt de faire l’instruction en dehors de l’école (voir trouvent cela… totalement farfelu) et restent dans leurs aprioris, c’est moins évident.

Eh bien cette année, lors de notre quatrième année d’instruction en famille et alors que jusque là tout se passait bien, nous avons pour la première fois clairement rencontré ce second personnage…

Vous le savez, je fonctionne beaucoup en informel et en utilisant l’auto-motivation de l’enfant et en me basant au maximum sur leur plaisir et en les forçant le moins possible. J’ai même créé de nombreux supports marrants (B.D.s de grammaire, de lecture, manuel de maths dans la nature…) pour cela ! Quoi qu’il en soit, je fais toujours en sorte que nous soyons dans les cordes, afin de ne pas être bloqués par l’inspection (ce qui serait vraiment dommage, n’est ce pas ?).

Depuis le contrôle précédent, le même inspecteur revient à chaque fois, un homme sympathique, ouvert, qui comprend les enfants et avec lequel j’ai plaisir à échanger. Le conseiller pédagogique en revanche, varie tous les ans. Cette année, bien que poli, il nous a semblé, à une autre amie du coin faisant ief et l’ayant eu pour le contrôle de ses enfants et à moi-même, qu’il était plutôt réfractaire à l’ief.

Donc, après un contrôle où j’ai passé 2 heures à échanger de façon agréable et très enrichissante avec l’inspecteur tandis que le conseiller pédagogique s’occupait des enfants, j’ai tout de même reçu un courrier totalement contradictoire avec la réalité des faits et nous proposant un deuxième contrôle… Visiblement pas écrit par l’inspecteur. Je vous transmet ici notre échange, afin qu’il puisse vous être profitable si vous rencontrez la même situation :

(photo : bureau de la salle dédiée aux enfants)

(photo : mur du salon dans lequel se déroule le contrôle, où on peut voir cartes, frises, système de notation, emploi du temps…)

(photo : salon dans lequel se déroule le contrôle)

Voilà. Vous l’aurez comprit, j’ai eu gain de cause

Je ne suis pas sûre que la situation eu pû être différente, par exemple, oser dire qu’il n’y a pas d’affichages ou de matériels alors que le salon dans lequel se déroule l’inspection en est truffé, cela relève de la pure mauvaise foi. (Aussi, j’ai eu beaucoup de chance que cela ai été constaté et posé à l’écrit par l’un des contrôles précédent, car cela fait office de preuve, sachez-le).

C’est d’ailleurs précisément cette mauvaise foi qui m’a poussée à faire de mon mieux pour faire annuler ce second contrôle, car même si entre temps j’avais imprimé de nombreux travaux de Nohan faits à l’ordinateur en guise de preuve de sa capacité à écrire, si le même conseiller pédagogique revenait faire le second contrôle, aurais-je une chance ??

Les enseignements que j’ai pu tirer de cette expérience :

  1. Visiblement, il n’y a pas toujours de communication profitable entre l’inspecteur et le conseiller pédago. Les prochaines fois, je les accueillerais différemment, je commencerais par leur parler à eux deux de notre fonctionnement et des “choses à savoir” (ex : dyspraxie… façon d’enseigner…) avant qu’ils ne s’intéressent aux enfants, plutôt que de ne parler de cela qu’à l’un.
  2. Ne pas avoir que des cahiers et manuels. Croyez-le où non, je n’ai jamais pris le temps d’imprimer les photos de ce site, pensant cela inutile ; j’ai donc commencé à le faire dans un grand classeur (avec onglets par matière) afin de pouvoir leur présenter notre façon de fonctionner aux prochains contrôles, et afin qu’ils voient les enfants en action dans leurs apprentissages, cela étant une preuve concrète de mon implication dans leur éducation.
  3. Ne pas être seule, avoir un témoin, lors de l’inspection.
  4. Être à jour dans mes papiers et certificats médicaux. En effet, c’est l’inspecteur lui-même, qui lors du contrôle, m’a conseillé de le faire pour être tranquille, heureusement j’ai suivi son conseil et en effet cela m’a été utile pour faire annuler ce second contrôle !!!!
  5. Et surtout, continuer à être moi-même, à accueillir les gens le sourire au lèvre et de façon humaine. Quoi qu’on fasse, il peut arriver qu’on croise des personnes très différentes de nous. Mais il ‘a pas de raison pour ne pas se montrer toujours positive, agréable, et ouverte aux conseils. Cela ne peut qu’être profitable.

Grâce à cette compréhension plus approfondie que m’a permise cette expérience, je vous ferais bientôt un post expliquant le déroulement d’un contrôle et les choses à préparer pendant l’année et à présenter qui pourront vraiment vous aider.

Et vous qui faites l’ief, quelle est votre expérience des contrôles ?

En attendant, je vous remercie de m’avoir lu jusque là et je vous fait des bisous pleins de soleils pour l’été !

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8 réflexions au sujet de « IEF, l’année où nous avons failli avoir un deuxième contrôle. »

    1. Marion Eberschweiler Auteur de l’article

      Hahahaha <3 Merci c'est gentil ! On est en train de déménager, ils n'auront plus le portique (à leur grande tristesse il sera mit au jardin^^), mais j'essayerais de faire un coin sympa quand même !

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  1. Rawcocotte

    Bravo à toi d’avoir su garder le sourire! Moi je n’aurais pas pu. L’école qui se permet de donner des leçons à l’instruction en famille, pour moi c’est l’Hôpital qui se fout de la Charité: quand on voit leurs résultats, il n’y a vraiment pas de quoi pavoiser!!! Drôle de monde tout de même. Très belle journée à toi.

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  2. Isa LISE

    Et bien ! 🙁 Tout d’abord je bave devant ton salon-espace de motricité.
    Bravo pour ta réponse argumentée.
    Les contrôles sont hélas une loterie 🙁 où moi aussi, il m’est arrivé de ne pas tirer le bon numéro. A titre informatif, selon une personne réfractaire à l’IEF et mes choix, ma fille cadette ne devait jamais apprendre convenablement en anglais et à 17 ans, après une première année de fac (et sans école avant), elle a 16 de moyenne en anglais. 😉
    Heureusement tout se finit bien 🙂 Profitez bien de l’été !

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