Élever un enfant Hors Norme (HN)

Vous serez sans doute nombreux à vous reconnaitre dans cet article. Votre enfant à des allergies, un TDAH, un Haut Potentiel, une hyper-émotivité, une hyperactivité, une « différence » nette sans trop savoir quoi, etc…? Pour résumer, votre enfant est HN : Hors Norme. Il ne rentre pas dans les petites cases bien droites et rigides, ne réagit jamais comme on l’attend, et vous êtes sans cesse obligé d’expliquer son comportement aux autres pour qu’ils puissent comprendre, tolérer et s’adapter.

On vous répète souvent que c’est de votre faute. De toute façon c’est bien simple, il faut le savoir : si votre enfant est particulièrement sage et conciliant, c’est grâce à lui-même. Mais s’il a un comportement hors norme, c’est de votre faute à VOUS. Vous êtes à côté de la plaque, vous avez loupé quelque chose dans son éducation, en particulier si vous faite le choix de l’écoute et de la bienveillance. Au final, alors que le quotidien n’est pas toujours facile avec votre enfant, tandis que vous avez particulièrement besoin de soutient, non seulement vous n’en obtenez pas, mais pire, on vous enfonce.

L’ÉDUCATION NE FAIT PAS TOUT !

nohan majorque

Tout ça je le sais bien. Un enfant Hors Norme, j’en ai un. Nohan, mon aîné, est né avec un trouble anxieux généralisé. Il a peur de tout et ne se sent bien nulle part. Il est facilement triste et n’a qu’une envie : qu’on le laisse tranquille. Oh il a aussi plein de qualités ! Il est bricoleur, organisé, il prend soin de ses affaires, est très (très) doué dans ses passions, n’est pas turbulent, à un grand coeur, est très sociable et mène souvent les jeux…

Mais voilà, au premier abord, ce qui saute aux yeux ce n’est pas ça.

Ce qui saute aux yeux, c’était le b.a.b.i. (« bébé aux besoins intenses », de ceux qu’on ne peut poser ou confier à quelqu’un sans drame), c’est l’enfant peu sportif et très sensible à la douleur, émotionnellement à vif, qui fait des crises d’angoisses au coucher et des cauchemars récurrents, l’enfant qui a peur d’aller seul rien qu’aux toilettes, l’enfant qui est tristounet, pleure souvent et « ne veut pas faire ci ou ça ». Il est celui qui me fait refuser d’animer bien des conférences ou ateliers de crusine qu’on me propose au travers de la France, tant les émotions et l’épuisement, pour lui comme pour moi, pourraient s’avérer intenses.

Son trouble anxieux m’a semblé particulièrement frappant à côté de sa soeur, qui est tout l’inverse : joyeuse, câline, sans cesse en train d’éclater de rire, de faire des blagues, de courir pieds nus dans l’herbe, danser, chanter ; toujours partante pour l’aventure. Elle suit son frère partout et le tire vers le haut. Ils sont le jour et la nuit ! C’est en ayant ma seconde que j’ai commencé à vraiment relativiser, me rendant compte que L’ÉDUCATION NE FAIT PAS TOUT.

Car comme tout bon parent je me suis énormément remise en question vis à vis de mon fils. Selon les études, les enfants aux troubles anxieux naîtraient avec des niveaux de dopamine et de sérotonine plus faibles que les autres, ils n’auraient pas de réserves et seraient plus vulnérables face aux stress, angoisses et tristesses, il serait alors important d’aller dans leur sens et de les rassurer. J’ai fait de mon mieux pour le suivre dans ses besoins, même si ça semblait aller à l’encontre de l’éducation traditionnelle. J’ai annulé la crèche, puis la maternelle… Nous avons mit en place le cododo, le portage en écharpe, le massage, l’allaitement à la demande, les musiques douces, des limites constructives et sécurisantes, un système d’enseignement basé sur les jeux, des tas de sorties et de copains… Sans voir d’amélioration notable, malgré une vie que je pense plutôt chouette. (En même temps, je ne saurais jamais si une vie différente aurait été pire…)

Sa soeur au contraire, élevée dans les mêmes conditions, réagit pourtant avec la joie de vivre et la sérénité que je m’attendais pouvoir offrir aux deux.

LE VENTRE ET LES ÉMOTIONS :

Sachant l’influence entre l’état du système digestif et les émotions positives/négatives et voyant qu’il avait un ventre fragile, j’ai fait mon maximum pour qu’il mange sain, sans sucre, sans gluten ; mais j’ai rapidement découvert une autre impasse : son trouble anxieux s’étendait de façon forte à l’alimentation. A vrai dire il y a une part de génétique. Dans la famille, il n’est pas le seul : sa cousine germaine, à bientôt 6 ans et dernière d’une fratrie de 3, n’a jamais mangé d’aliments solides. Oui, vous m’avez bien lue. Elle boit du lait maternisé et à commencé les purées l’an dernier. On appelle ce trouble le « syndrome de dysoralité sensorielle » . C’est une sorte de sensibilité gustative exacerbée qui provoque un rejet de la plupart des aliments, et des vomissements si on insiste. Ils sont plusieurs, dont mon mari et son père, à avoir une hypersensibilité olfactive/gustative (mon beau père s’est même fait retirer l’odorat à cause de ça tant ça lui était invivable !!!), et ça varie en intensité d’une personne à l’autre. Mais les pédiatres et médecins ne s’inquiètent pas, ni pour sa cousine, ni pour Nohan : il n’y a pas de retards de croissance ni de retards intellectuels. Ils faut simplement prendre son mal en patience et laisser la situation évoluer d’elle-même.

C’est d’ailleurs pour l’aider à se réconcilier avec la nourriture que nous avons créé notre livre « Goûters Sains pour Petits Héros » . Les succès, aussi petits soient-ils, sont toujours à encourager.

Bref, quelque part, j’étais dépitée : je ne savais pas par quel bout le prendre, rien ne semblait fonctionner efficacement !

Il m’aura tout apprit. Il m’aura guidé vers l’école à la maison et le unschooling, vers une écoute véritable, détachée des idées reçues et des cases toutes droites, vers un non-jugement et une plus grande compréhension des autres enfant HN également. Et pourtant, vous pouvez l’imaginer, c’est mon mode de vie qui est bien souvent remis en question et accusé de le « rendre ainsi ».

CHAQUE ENFANT NAIT AVEC SA PROPRE PERSONNALITÉ !

Un autre évènement me convainquit une fois de plus qu’il y a des choses qui ne dépendent pas de nous. Je n’ai ni religion ni croyances particulières ; je suis une amoureuse de la vie dans son ensemble et je suis très ouverte d’esprit. Dans mon parcours, (en particulier en travaillant pour la radio Enquêtes-spirituelles et pour le site Le Grand Changement) j’ai souvent croisé des médiums et des clairsensibles. L’an dernier, par curiosité, j’ai prit rendez-vous avec une femme spécialisée dans les vies antérieures qui venait de faire une conférence sur notre site. Elle m’expliqua qu’il y a une existence après la mort, que nous nous réincarnons, que nous avons tous vécu de nombreuses vies mais que celles qui lui viendront en premier à l’esprit seront celles qui auront un lien avec la vie présente. Après que nous ayons parlé de moi, je lui demande si elle peut regarder les vies antérieures de personnes de ma famille, par exemple (allez, au hasard ! lol)… mon fils. Je ne lui donne absolument aucune autre indication, craignant de l’influencer. Immédiatement, elle me répond : « Houlà, ce que je perçois autour de ton fils est très noir. » En explorant un peu plus, elle précise : « Ton fils a eu de nombreuses vies difficiles. Tortures, esclavagisme, isolement, utilisé comme chair à canon… Ça a rendu son âme très triste et très craintive ; ça doit se ressentir dans sa personnalité. Mais il est venu guérir tout ça avec toi dans cette vie. »

(0_0) Oui, les bras m’en sont tombés. C’était la première fois qu’on me donnait une explication cohérente à sa personnalité !majorque

Avide de comprendre, j’ai par la suite contacté plusieurs spécialistes, amis médiums, psychologue clairsensible spécialisée dans les enfants… Sans s’être concertés, tous m’ont dit la même chose : des vies antérieures difficiles qui resurgissent sur cette vie-ci ; et bien que je sois là pour l’aider à soigner ses plaies, mon fils n’arriverait à se libérer de tout ça qu’à l’entrée dans l’âge adulte. On m’a même précisé que sa dernière vie l’aurait tellement choqué qu’il n’aurait pas pu « monter vers la lumière » et serait resté paralysé entre deux mondes, incapable de se réincarner. Ce serait mon âme à moi, qui par amour serait allée le chercher pour lui permettre de s’incarner dans cette nouvelle vie et de guérir ça ensemble.

On y croit, on n’y croit pas… Au final, ça n’a pas d’importance. Ce qui importe c’est de se rendre compte que non, nous ne maîtrisons pas tout. Une grande partie de ce qu’est notre enfant ne dépend pas de l’éducation qu’on lui donne. Chaque enfant a une personnalité unique. Mais ça, en particulier si vous avez plusieurs enfants, vous l’aurez déjà remarqué. Notre rôle en tant que parent est de guider, de transmettre, d’apporter un terreau fertile à l’épanouissement. Nous créons un environnement stable, plein d’amour, propice à la paix et au bien-être. Par l’intermédiaire de nos corps et de nos actions, nous pouvons favoriser les conditions dans lesquelles va évoluer notre petit bout et lui faire accéder aux cartes qui enrichiront sa vie de façon positive et épanouissante. Mais l’enfant nait avec sa propre personnalité, sa propre perception du monde, sa façon personnelle d’avancer et son rythme bien à lui. Il est seul détenteur de sa vie. Cela, il faut l’accepter. Nous n’avons pas de « pouvoir » sur les autres. Nous n’avons que notre influence et notre amour… et entre nous, c’est tout ce qui importe ! 🙂

Si vous aussi vous avez un enfant HN, n’écoutez pas les critiques. Ne vous culpabilisez pas, ce n’est pas de votre faute. D’ailleurs il n’y a pas de « faute » ! Au contraire, c’est venu dans nos vies comme une chance. Il y a un beau chemin à parcourir, très riche en enseignements. Dites-vous que ce que vous mettez en place est essentiel, même si vous ne voyez pas l’effet auquel vous vous attendiez. L’interaction qu’on aura avec notre enfant sera systématiquement constructive. On agit pour le mieux, on fait notre part, et après, le résultat peut prendre bien des chemins !

Si vous doutez du chemin à prendre, choisissez l’amour, vous ne pourrez pas vous tromper.

Vivez à fond, aimez à fond, n’ayez aucun regret.  <3

Merci de m’avoir lue,
Marion Eberschweiler

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29 réflexions au sujet de « Élever un enfant Hors Norme (HN) »

  1. *Sylvie Ptitsa* La Lutinière *

    Je n’ai pas d’enfant HN mais je me sens très touchée par ton article, je suis sûre qu’il peut et va aider plein de parents… Merci d’avoir écrit tout ça avec tant de limpidité et de sincérité.
    J’ai eu une vague de frissons intenses en lisant que c’était toi qui , par amour, étais allée rechercher ton fils entre deux mondes. Ca me fait penser à Orphée qui par amour, descend chercher Euridyce aux enfers…
    Je vais mettre ton article en lien sur « Graines d’espérance ».
    J’envoie plein d’amour à Nohan et à sa lumineuse Maman. <3 <3 <3

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  2. Dame Ambre

    Merci… Mon fils ainé (bientôt 8 ans) est très exactement dans ce cas-là, et c’est la première fois que j’entends parler de « trouble anxieux généralisé », en te lisant j’avais les larmes aux yeux… Comme toi, nous sommes dans la CNV, nous avons mis en place des limites plus sécurisantes, des rituels pour le rassurer, comme toi nous avons un second enfant très tranquille, zen, pétillant de joie de vivre et qui n’a pas toutes ces « limites » en lui dans ses journées. Si souvent nous nous sommes demandés ce que nous avions raté avec l’ainé !
    Alors merci. Parce que mettre un nom, savoir que d’autres sont concernés, c’est un sacré cadeau que tu nous fais. J’ai fait quelques recherches, nous allons tenter l’HE d’orange douce puisqu’il est réceptif aux HE et nous allons continuer de l’accompagner de notre mieux.

    Si jamais tu as, à un moment de votre parcours, d’autres pistes d’aides, je veux bien que tu me contactes ^^

    Douce fin de we à toi 🙂

    Répondre
    1. Marion Eberschweiler Auteur de l’article

      Oh eh bien c’est moi qui ai les larmes aux yeux en te lisant !! Merci d’avoir prit le temps de me raconter ce que vous vivez, c’est la première fois que je croise un autre enfant anxieux ! L’orange douce en effet, le néroli et aussi la marjolaine sont supers contre anxiété, nervosité, stress, déprime (mon fils refuse même ça à cause de son olfaction trop forte mais je les ai sous le coude^^) On reste en contact alors, et toi aussi si tu trouves d’autres pistes je suis là 😀 Merci et je t’envoie tout mon courage !

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      1. Dame Ambre

        Ah je comptais acheter aussi la marjolaine (mais ne connaissais pas Néroli, je vais chercher merci) !
        Je me demandais, est-ce que ton fils fait également des crises de colère/cris/hurlements, à la suite d’un évènement anxiogène (pour lui) ? Un débordement émotionnel, en somme..

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        1. Marion Eberschweiler Auteur de l’article

          Oui il en fait !! Comme-ci il était « à vif » et que les choses devenaient trop énormes en lui. Je me rappelle par exemple une fois assez forte il y a quelques années où ce jour là il était tellement angoissé à l’idée de se séparer de moi juste pour aller faire une course avec son père qu’il en hurlait, pleurait et se tapait la tête contre le mur :’-( A présent en grandissant ça s’estompe…
          J’ai noté aussi de la difficulté avec l’endormissement ET le réveil (ronchon au réveil, angoisses, tensions, gestes brusques)…

          Répondre
          1. Dame Ambre

            Punaise, on a vraiment le même type d’enfant c’est fou ^^’ Que ça me parle, l’endormissement pénible/compliqué, les réveils grognons et brusques oui… Le mien ne s’est pas tapé la tête contre le mur, mais s’arrachait la peau des bras à en saigner (stress de l’école ET des enfants), on (enfin surtout lui) a heureusement réussi à apaiser cette phobie sociale. Nous faisons l’IEf maintenant, mais la phobie scolaire a été difficile à enrayer à la maison.

            Je suis navrée que vous viviez la même chose, mais je t’avoue être soulagée de ne pas être seule à vivre ça… je me sens si souvent dépassée (et épuisée)…

            Mais comme tu dis, il grandit. Il y a moins de crises, mais ce n’est pas encore ça ^^’

          2. Marion Eberschweiler Auteur de l’article

            Oui c’est clair ici non plus c’est pas encore gagné ! C’est fou comme ils se ressemblent ! Le tiens aussi il dit « non » à tout même aux trucs sympas ? « Non je veux pas aller faire les courses ou aller au cinéma », « non je veux pas faire cette activité » (surtout quand il s’agit d’apprendre des choses de façon guidée)…

          3. Dame Ambre

            Oui le mien aussi >< De préférence à ce qu'on a prévu pour lui parce qu'on SAIT que ça va lui plaire (si ce n'est pas "non", c'est un problème annexe qui se greffe et qui le fait crier/s'énerver : les chaussettes gênantes au pied, les chaussures qui vont pas, le pantalon qu'il trouve pas, et j'en passe ^^'). Tout est sujet à complication, énervement, désespoir.
            A force je me suis demandé si mon second fils était calme et tranquille parce que c'était sa nature, ou parce qu'il tentait de se faire "petit" par rapport à son frère qui prend tant de place. Cela nous demande souvent d'être bien attentif, même quand il parait zen..

          4. Marion Eberschweiler Auteur de l’article

            Tu as raison d’être attentif au second car ils ont une grande influence l’un sur l’autre. Ici ma seconde est un petit clown, et pourtant elle fait tout pour imiter son frère : s’il refuse de goûter un plat elle refusera aussi (grrr !) alors il faut que je pense à toujours lui présenter à elle en premier XD XD. Par contre elle le tire aussi vers le haut… Avez-vous tentez une période sans gluten ? J’avais cru voir une nette amélioration pendant plus d’un an, mais en ce moment je n’arrive pas à lui faire manger autre chose que des gnocchis (il y a du blé dedans), j’attends que la période passe pour réessayer.

          5. Dame Ambre

            Sans gluten, non toujours pas. Nous avons tenté, avec succès, le « sans sucre ». Ça a beau faire sauter les gens au plafond lorsque j’en parle (parce que « non c’est pas possible », il n’empêche que ce « sans sucre » l’a aidé à se poser (il courrait sur les murs et il était impossible de lui parler qu’il était déjà parti ailleurs : du type hyperactif, en somme). L’arrêt du sucre a été radical sur son comportement ; testé 3 mois sans et c’était super, sucre de nouveau et catastrophe, arrêt du sucre de nouveau pendant 6 mois (impeccable s’il en prend en tant qu’exception) . Nous avons acheté du fructose pour les pâtisseries. Du coup on n’a pas eu le cœur de lui rajouter le « sans gluten » :/
            Donc, depuis le sans sucre il a moins de crises et moins de tensions, ne court plus sur les murs, n’est plus hyper-actif, la communication a été rétablie. Après une éviction pleine de 6/8 mois (pour le second essai), il lui arrive à de rares occasions d’avoir du sucre et il le gère bien.
            J’ai un peu l’impression qu’en tant que parents on tâtonne et qu’à force on trouve des choses qui nous aident..

            J’ai bien ri ^^ Nous ça va, le plus jeune est au contraire dans des expérimentations gustatives étonnantes (du style tartine de nutella + confiture de groseille + sel), il fait grimacer le grand ^^ (j’ai gouté, ça donne un peu le gout des Pim’s) 🙂

          6. Marion Eberschweiler Auteur de l’article

            Est-ce que le sucre complet (le rapadura) il le tolère ? C’est très intéressant de voir l’impact sur lui et de comparer ce qu’on peut mettre en place ! Merci 😀

  3. Mlle

    Bonjour,
    une amie m’a fait passer votre article pour lecture et je suis très très interpellée ! Mon enfant est HN (HP) mais surtout ce qui m’interroge c’est que petit vers 2ans il nous parlait de sa vie d’avant, avant d’être un bébé quand il était grand comme nous et avait une autre maman (oui je sais, nous aussi cela nous fesait un peu peur à l’époque mais on l’écoutait nous parler de cela et de comment il était mort..). Est-il possible par hasard d’avoir les coordonnées de cette « femme spécialisée dans les vies antérieures » ? Car elle pourrait sans doute aussi m’orienter & m’expliquer des choses.
    Merci

    Répondre
    1. Marion Eberschweiler Auteur de l’article

      Oui on dit que les jeunes enfants ont encore une porte ouverte sur l’au-delà et les avant-vies. Je te donne trois liens pour prendre contact avec des médiums que je connais, qui sont top et qui pourront t’aider come elles m’ont aidé :
      Claire Thomas http://clairemedium.com/ (la première que j’ai consulté)
      Charlotte Wyard (médium/psychologue pour enfant et s’y connait en HP car ses enfants en sont) http://www.mondesubtil.com/
      Florence (aussi spécialisée dans les enfants) http://famillesdelumieres.e-monsite.com/
      Bon courage, n’hésite pas à venir faire un retour 😉

      Répondre
  4. Géraldine

    Bonjour Marion,
    ça me fait vraiment plaisir de te lire et je me sens moins seule, car mon fils est exactement comme tu décris le tiens. Je suis dépassée par ses peurs, elles sont tellement grandes et nombreuses que j’ai bien du mal à le rassurer, j’avoue que par moment cela m’épuise. J’ai déjà consulté une magnétiseuse, ça lui a fait du bien, mais il y a encore bcp de boulot. De tps en tps, je lui propose aussi une cure de fleurs de Bachs qui l’aide aussi à apaiser ses peurs.

    Répondre
  5. Philo depuis Ndj

    Et oui tous les enfants sont différents, et la culpabilité des parents est souvent terrible et douloureuse. Cette épreuve t’aura ouvert plein de possibilités, ta créativité semble décuplée! Toute l’énergie que tu déploies n’est pas vaine, même si bien souvent on ne récolte les fruits de ce que l’on a semé que bien plus tard. Merci pour tous les trésors que tu partages et qui porteront des fruits également dans d’autres familles.

    Répondre
  6. Ju

    Bonjour,
    J’ai aussi pleuré en lisant votre article… Ici, ça se manifeste par un eczéma très fort chez notre enfant.
    Il s’est déclaré vers ses 3 mois, flamboyant. On aurait dit qu’il avait été brûlé tant il en avait.
    On a renoncé à l’utilisation de la cortisone, étant confiants que si quelque chose sortait, c’est que ça devait sortir, même si nos quotidiens en était très altérés (on a dû par exemple le tenir dans nos bras 24h/24 pendant un mois pour qu’il ne se gratte pas, afin que la peau se reconstitue — le moindre grattage le mettait à sang —). On a aussi essuyé les remarques, conseils—obligations ?! des autres, dans ce moment déjà très éprouvant que l’on traversait.
    Aujourd’hui il a 16 mois et va mieux, il suit un régime végétalien ,sans gluten, sans saccharose (tiens donc ?!), mais au moindre écart, c’est reparti, et aussi dans le cas des fortes poussées dentaires… Et c’est la cas en ce moment.
    Il commence à bien dormir la nuit depuis un petit mois seulement.
    Ses symptômes me font penser aussi à de l’anxiété, qui se déclare autrement que chez votre enfant : eczéma, coups envers lui-même et les autres quand il ne peut faire/avoir ce qu’il veut. Pas d’anxiété envers la rencontre de l’autre en revanche, il se réjouit de voir du monde !

    Votre article me donne envie de partager ce que l’on retient de cette expérience, et quelques outils qui nous ont aidés et nous aident encore.
    Ils impliquent une certaine vision du monde qui parlera à certains, pas à d’autres *.
    J’explique avec mes mots, ma compréhension ; c’est sûrement très limité et approximatif, à vous de creuser plus si ça vous parle 🙂
    Les voilà donc :
    • Un suivi par un médecin anthroposophe, pour un traitement de fond.
    Cette médecine prend compte du corps humain dans son ensemble (corps physique et subtils).
    => À 5 mois il ne faisait que des micro siestes et dormait très peu la nuit, était cambré tout le temps, en tension. Le traitement a été très efficace, lui a permis de trouver plus facilement le sommeil, de se détendre et de s’allonger.
    Il s’agissait de l’aider à s’incarner, et à se structurer. La camomille chez lui est un très fort apaisant. Il en prend en homéopathie, eau florale (sur l’eczéma), et en gouttes (traitement anthroposophe) ! Peut-être à essayer contre l’anxiété justement ?
    • Des consultations chez une kinésiologue.
    Elle pose des questions, les muscles de notre corps répondent. Les causes à nos problèmes (ou joies !) peuvent effectivement venir de problèmes survenus chez nos ancêtres, ou effectivement lors d’une précédente incarnation*. Une fois le problème énoncé, elle nous permet de dénouer, par la prise de conscience, le nœud, et donc de s’en libérer. À nous bien sûr ensuite de continuer le travail au quotidien. => Ça nous a beaucoup aidé dans la compréhension de ce qu’il se passait, dans l’accompagnement que l’on pouvait lui apporter, et dans les dénouements que l’on pouvait amorcer (amorcer, car c’est long parfois de dénouer de grooooos nœuds !)
    • Un suivi régulier chez une ostéopathe ostéo-bébé.
    En testant avec des fioles (un peu comme la kinésio), elle sait quels produits il a reçu à la naissance (ocytocine imposée par l’hopital pour ici !!!) et a provoqué des dommages. Ses « massages » aident le corps de l’enfant à évacuer le produit, et plus, bien sûr…
    • Enfin, un gros travail sur soi et de l’amour !
    Voir ce qui remonte avec cette naissance, comprendre globalement (ou pas peut-être?), et arriver à laisser passer ces nœuds… Ça nous (au papa et à moi) semble vraiment être la seule solution pour qu’ils se dénouent d’eux-mêmes, avec le temps qu’il faut, et pour ne pas en créer d’autres en voulant dénouer ceux-ci ; et pour accompagner avec amour cette petite vie, indépendamment de ce qui s’est invité chez elle.
    Je m’explique : à un moment, on ne (nous) parlait plus que de l’eczéma de notre enfant avec les personnes que l’on rencontrait, et plus de notre enfant. Son « jumeau » avait en quelque sorte pris sa place et l’empêchait, lui, d’être ! Du coup on fait très attention maintenant. Il n’est pas l’eczéma. Il n’est pas l’anxiété. L’eczéma s’est invité dans sa vie pour l’instant, l’anxiété s’est invitée dans sa vie pour l’instant. C’est comme ça. Lui, il est lui. Et c’est à sa rencontre que l’on essaie d’inviter les personnes qui le voient. Pas à la rencontre de l’invité 🙂 Du coup, l’invité, paf ! On le remet à sa place : il est de passage, qu’on se le dise ! Et on laisse la place au plus important 🙂
    C’est en effet un sacré système à déjouer, et c’est énergivore !!!

    J’ai aussi lu un livre, qui peut aider à comprendre, d’une certaine façon, l’arrivée en masse des hypersensibles : « Les enfants actuels », de Marie-Françoise Neveu.
    Je n’adhère pas à tout, mais ça m’a donné aussi des éléments de compréhension.

    * Sur l’incarnation, les définitions varient tellement selon les points de vue que je sens le besoin de préciser le mien, très précis.
    Il implique le postulat de l’Origine/Dieu/Unité/Tao, de la Chute de cette origine, et du but de la vie comme étant de permettre un retour à l’Origine.
    L’explication est un peu longue du coup, j’espère tout de même assez compréhensible !
    Je comprends l’humain comme fait d’un corps physique (personnalité) et de corps subtils (mental, astral, éthérique), le tout prenant place dans un microcosme (grande sphère immatérielle). Au cœur du microcosme (qui correspond au cœur physique), une « étincelle » de divin.
    Cette étincelle « doit » revenir à l’origine, avec son véhicule qui est le microcosme.
    Si le travail n’a pas été fait pour permettre ce retour à l’Origine, quand on meurt (la personnalité meurt aussi), nos expériences de vies s’inscrivent dans le microcosme. Il part ensuite (microcosme + étincelle, sans la personnalité, qui est morte) dans le reflet immatériel du monde matériel que l’on connait, avant de se réincarner, empli des expériences de vies des précédentes incarnations.
    C’est d’elles que l’on hérite… que l’on a du mal à comprendre parfois, vu qu’elles ne correspondent pas à notre entourage (culture, famille).
    C’est aussi elles qui « nous » permettent d’avancer vers ce retour à l’Origine : on sera du coup dispensé de refaire les mêmes expériences que nos prédécesseurs indéfiniment, il les auront faites pour nous ! Certaines sont plus difficiles à accueillir que d’autres, laissent des marques plus douloureuses que d’autres. Toutes invitent à une prise de conscience.

    C’est cette compréhension, que toutes les expériences invitent à une prise de conscience, qui nous permet d’être le plus confiant dans nos choix. 🙂

    Répondre
    1. Marion Eberschweiler Auteur de l’article

      Un gros gros merci pour ton témoignage et tes conseils ! Je comprends très bien ce que tu vis et ce ne doit pas être simple 🙁 Ostéopathe et Kinésiologue c’est une très bonne idée, j’attends justement que Nohan accepte qu’on le « touche » pour l’emmener. Je ne savais pas qu’il existait des médecins anthroposophes, je vais me renseigner !! Merci et plein de courage à vous (ma vision est similaire à la tienne 🙂 )

      Répondre
      1. Ju

        Pour la kinésiologue, quand on y est allé avec notre enfant, il était trop petit pour que ce soit lui qui soit touché directement, donc c’est son papa qui a fait « le transfert » : elle touchait le papa, mais à ce moment là, c’est comme si elle touchait notre bébé. Lui était dans mes bras, dans la pièce, mais plus loin, à l’écart.
        Je peux t’envoyer le contact du médecin anthroposophe par mail si tu veux.
        Pour les magnétiseurs, nous on refuse d’y faire appel car ça fragilise, voire détruit en partie les corps subtils. On ne voulait donc pas en réparer un pour en abîmer un autre, ce qui pourrait avoir des conséquences encore plus graves (type schizophrénie ou autre).

        Et ça m’est venu après, j’avais sur le blog d’un ostéopathe que pour évacuer des émotions fortes qui restent à l’intérieur, il suffit de se frictionner un morceau d’oignon sur le plexus solaire. Peu de temps après, les émotions sortent (ça s’exprime différemment selon les personnes : pleurs inexpliqués, grosse fatigue, colère, etc.) Et ensuite, c’est fini ! …pour un temps 🙂
        Avant de le faire à mon enfant, j’ai testé sur moi sans projeter de résultats. J’avais une grosse colère en moi depuis un an. Résultat : j’ai frotté une fois de l’oignon, j’ai dormi pendant une semaine ensuite, puis envolée, la colère ! Ça m’a vraiment impressionné ! C’est un peu revenu, j’ai recommencé : même chose !
        Il y a plein de recettes sur ce blog, j’en ai essayé deux : l’oignon et le tableau gestationnel en rapport avec le sommeil du bébé, les deux ont été tellement efficaces que j’irai voir par là si j’ai d’autres soucis (il y a une recette miracle pour les otites aussi… !)
        Voici le lien pour l’oignon 🙂 : http://conscience-et-sante.com/comment-faire-sortir-les-emotions-de-leur-terrier-avec-un-oignon/ et pour le sommeil, au cas où : http://aider-son-enfant.fr/une-solution-pour-les-troubles-du-sommeil-de-votre-enfant/

        Merci pour le courage ! On en a tous besoin pour persévérer je crois ! Plein de courage à toi aussi alors 🙂

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  7. Fred

    Bonjour Marion, merci pour ce magnifique témoignage !

    Nous nous avons deux enfants « ordinaires » a priori, mais que nous essayons d’élever dans l’amour et la bienveillance comme on les sent dans tes mots. Et en effet, on se sent parfois bien seuls dans cette démarche guidée par le coeur… Quelque part on est déjà « hors normes » en tant que parents et on sent bien une forme de rejet de notre mode de vie par une partie de notre entourage…

    On aime bien aussi la vision de gens comme Isabelle Filliozat, qui avancent que nos enfants s’adaptent à nos travers (parfois à leurs dépens) pour nous aider à guérir nos coeurs d’adultes… Finalement ça rejoint un peu ces histoires de vies antérieures que tu cites. Ca rend très humble face à cet amour incroyable qui brûle en eux, nous qui prétendons les « éduquer »…

    Essayons déjà modestement d’être de dignes compagnons de voyage pour le bout de vie qu’on aura la chance et le bonheur de partager avec eux !

    Tous nos voeux de bonheur pour la suite de vos aventures 🙂

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    1. Marion Eberschweiler Auteur de l’article

      Merci Fred ! Ah je suis une fan de Filliozat <3 Tu as raison, en tant que parents faisant autrement nous sommes hors normes nous aussi ! Ça donne une belle équipe 😀 A toi et ta famille aussi plein de bonheur

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  8. Ping : Mère au foyer, mon guide de survie |

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