Mère au foyer, mon guide de survie

Étant mère au foyer en instruction en famille de deux enfants et très active dans mon travail, vous êtes nombreux à me poser cette question : « mais COMMENT fais-tu pour concilier les deux ?? » Beaucoup me disent que je les inspire… et les décourage en même temps car, submergés par le quotidien, ils ne se sentent pas à la hauteur. Le pire pour moi, c’est lorsque les MARIS de mes amies leur disent, en réponse à leur épuisement (véridique et récurant !) : « mais regarde tout ce que Marion arrive à faire, des livres, des sites, des conférences, tu ne devrais pas être si épuisée » ! En général ça me mets dans une colère noire. Alors aujourd’hui je voulais casser un peu le mythe, tout en vous donnant mes astuces de « survie » du quotidien.

saut nohan shani

#SURVIVRE

Sachez que je m’occupe de mes enfants entièrement seule depuis leur naissance, et que mon aîné est né avec un trouble anxieux généralisé. Je n’ai pas de famille dans le coin pour me les garder, mon mari (bien que plein d’amour) est très peu disponible, et mes amies, éh bien elles ont toutes des enfants aussi (et des maris pleins d’amour mais peu disponibles également. C’est souvent le fléau de la mère au foyer). Les conseils que je vous donne relèvent donc purement et simplement de la SURVIE.

Être parent d’un tout petit est un travail absolument exténuant. Sachez-le une bonne fois pour toute, votre fatigue est NORMALE. Le bonheur que vous éprouvez à être avec eux n’empêche pas cette fatigue d’être réelle. Le ou les enfants sont totalement dépendants de nous les premières années et demandent une présence, une assistance, une attention CON-STANTE. C’est bien simple, notre corps est en tension permanente et on ne se relâche que quand il dort. On ajoute à ça la gestion de leurs émotions (comprendre les pleurs, les colères, les peurs, les joies, les disputes… et les aider à les traverser) et de leur corps (nourrir, laver, se déplacer, toucher à tout…). C’est un travail de tout les instants. Malgré tout le bonheur qu’on en retire (incommensurable, on est d’accord, sinon on ne le ferait pas on n’est pas mazo), c’est un travail absolument éreintant et on se retrouve à la fin de la journée vidés physiquement et émotionnellement. C’est bien simple, la première comparaison qui me venait en tête, au niveau tension constante et travail sur soi formateur, c’était le service militaire… 😀

Sachez que je suis tombée malade, deux ans après la naissance de ma fille (et ça a duré 2 ans). Avec mes tout petits desquels m’occuper, il y a des jours où, d’épuisement et de mal-être physique, je n’arrivais pas à me lever du lit et à marcher droit. Sans relai, je passais alors la journée allongée, à jouer avec mes enfants aux legos ou aux playmobils… Le peu d’énergie que j’avais, c’était pour eux, mais c’étaient aussi eux qui me permettaient d’avancer.

Je ne plaisante pas avec la fatigue. Si quelqu’un ose vous dire que vous ne devriez pas être fatigué(e), envoyez-le royalement promener (pour être polie), ou demandez lui de vous garder vos enfants, puisqu’il a tant d’énergie et de temps libre… Car à moins d’avoir un relai ou de vivre en communauté familiale, votre temps libre n’existe PLUS.

MON temps libre n’existait plus.

Pourtant vous le savez, on vous l’a mainte fois répété, il faut « prendre du temps pour vous », sinon vous ne pourrez pas bien vous occuper des autres.
Aaaah ce que cette phrase a pu m’énerver… Bien sûr, que j’aurais aimé prendre du temps pour moi, me reposer enfin (juste UNE nuit complète !), avaler une simple bouffée d’air pour ne pas sombrer, ne pas être engloutie par la fatigue et les émotions ! Mais mon enfant a besoin de moi, et je ne vais pas le laisser tomber. Il passe avant et c’est bien normal.

J’ai donc dû élaborer mes techniques de survie pour prendre soin de moi, prendre du temps pour moi, à ma façon.

 

#PRENDRE DU TEMPS POUR MOI

marion telephone

Alors voilà. NON, pour prendre soin de moi je ne m’accorde PAS un massage en institut, un bain relaxant avec des bougies et de la musique douce, une séance de yoga dans mon salon ou autre cliché à la con (pardonnez-moi, la colère me rends vulgaire) que les gens sans enfants me sortent avec beaucoup de bienveillance. Ce genre de trucs, depuis que j’ai des enfants, c’est si dur à mettre en place que ça ne me relaxe PLUS DU TOUT.

Comme je vous l’ai révélé plus haut, en ayant mes enfants j’ai apprit à ne compter que sur moi-même en toute circonstance. J’ai donc décrété que je devais faire en sorte de prendre soin de moi tout en prenant soin des autres.

Ça vous semble bizarre, comme concept ? Attendez que je vous donne des exemples…

shani 2 ans(Shani, 2 ans)

Voici mes 15 ASTUCES BIEN-ÊTRE :

  1. Déjà, j’ai décidé de voir le temps que je passais avec mes enfants comme « du temps pour moi ». C’est un délice de les voir vivre, de voir leur intelligence s’aiguiser chaque jour, les connexions se faire… Je ris de plaisir à chaque nouveau mot, à chaque dessin plus sophistiqué que le précédent, chaque compréhension à une idée ou une blague plus complexe, chaque geste qui se précise… C’est comme un magnifique chef-d’oeuvre qui se complexifie de jour en jour sous mes yeux et cela m’apporte infiniment de joie et de bien-être. Je prends ce qu’il y a à prendre dans cette courte période de vie et je profite au max des petits bonheurs.
  2. Je voulais me la jouer écolo-baba-cool avec mon vieux téléphone qui datait de la préhistoire, mon mari m’a mit dans les mains un smartphone et ça m’a littéralement changé la vie. Je peux consulter mes mails et facebook ou publier un article sur mon blog grâce aux applications plusieurs fois par jour pendant que bébé tète (oui il tète, c’est moins fatiguant que de préparer des biberon et au moins je n’oublie jamais d’emporter le repas quand je sors 😉 ) ou pendant que je suis aux toilettes, et je n’ai pas besoin de libérer un temps spécial pour aller sur l’ordinateur (vous aurez sans doute constaté comme moi que votre bambin a horreur que vous soyez assis devant l’ordinateur, alors que le téléphone est très discret et ne vous monopolise pas). (J’ai bien rigolé parce qu’en cherchant des photos pour illustrer cet article je suis tombée sur la photo ci-dessus qui date de y’a 3 ans en 2013, que j’ignorais avoir et qui illustre tout à fait le truc !!!!)
  3. Vous connaissez, bien sûr, l’astuce qui consiste à faire la sieste en même temps que votre enfant. Ici mon aîné a toujours lutté contre la sieste. Alors c’était plutôt « faire la sieste en même temps que maman », je m’allongeais pour dormir avec ma seconde, et il se mettait à côté de moi dans le lit avec un dessin animé sur la tablette. Souvent, il finissait par s’endormir aussi 😉
  4. Vous ai-je déjà parlé des boules quies ? C’est une amie qui m’a donné l’astuce, et je les ai pas mal utilisées lors des crises de fatigue ou autre moment aussi bruyant que délicat. Le truc est que les cris stridents d’un enfant nous stressent énormément, c’est physiologique. J’ai remarqué que mettre des boules quies dans les moments de crises me permettait de mieux gérer le moment : je pouvais prendre mon enfant dans les bras, le caresser et lui parler avec douceur avec beaucoup plus d’efficacité et de patience tout en restant moi-même plus sereine et sans être assommée par les cris. Le contre-coup de la crise sur mon état de fatigue nerveuse est, lui aussi, bien moindre.
  5. Dans la journée, je laisse tourner la radio en bruit de fond, que j’écoute tout en faisant une activité avec eux (par exemple une ville géante en legos^^). Par « radio », entendez plutôt « vidéos philosophiques de gens qui parlent sur youtube », ou bien des audiobooks philosophiques ou romanciers. En ce moment, je réécoute la saga des Harry Potter en audiobooks sur mon téléphone (je glisse une oreillette dans une oreille et laisse l’autre libre).
  6. Lorsque je voulais regarder un film, le soir, je le regardais distraitement sur la télé avec un casque sans fil tout m’occupant de mon bambin. J’évitais évidement les films ayant des images violentes ou choquantes. J’étais rendue compte que lorsqu’il n’y avait pas le son, l’enfant était totalement désintéressé de l’écran et vaquait à ses occupations.
    Actuellement, je regarde plutôt des films sur tablette.
  7. Vous auriez aimé libérer du temps pour méditer et ce n’est pas envisageable ? Pareil pour moi ! C’est pile à ce moment là que j’ai découvert la méditation de l’instant présent. Ça consiste à s’immerger dans les actes du moment présent en se libérant de ses pensées. C’est LE truc parfait pour un parent. Ça a un double avantage, ça permet de se ressourcer au niveau émotionnel : de couper nos émotions fortes (moment de crise, colère, tristesse…) et de s’apaiser, ce qui est très utile quand on a un enfant et qu’on doit agir « vite et bien ».
  8. Dès que possible, on sort dehors dans la nature. C’est autant un moment pour moi que pour eux : ils se détendent et s’amusent, moi je prends un bol d’air et me dégourdi les jambes. Je me concentre sur la nature, j’y puise des idées d’activités manuelles. Lorsque je leur propose mes activités que vous voyez sur le site, ils ne sont pas forcément toujours intéressé, ou seul l’un des deux accroche ; parfois ça ne dure que quelque seconde… Mais c’est sans importance ! L’idée principale passe, ce n’est pas à sous-estimer. Et surtout, je le fais aussi pour moi, c’est un plaisir d’imaginer tout ces jeux ; je le fais également pour le site et donc les autres familles et cela me donne une motivation supplémentaire. Et c’est cette passion constante qui a vraiment de l’impact sur eux : elle leur montre qu’il faut vivre à fond et selon son coeur !
  9. Lorsqu’ils ont eu 3 ans 1/2  et 5 ans 1/2, un parc entouré d’un parcours sportif s’est créé devant chez nous. Si j’avais envie de faire du footing, je les laissais aux jeux avec d’autres enfants et je courrais 1/2 heure tout autour du parc. Ils étaient tout le temps à portée de vue et de voix.
  10. On n’a pas d’horaires fixes, on vit au rythme qui nous est présenté au jour le jour, selon la fatigue et les envies de chacun. Cela dépend vraiment des familles et des périodes de vie ; dans notre cas jusqu’à maintenant, on a y a trouvé une harmonie qui simplifie TOUT !
  11. Socialement parlant, on avait trouvé une magnifique association parent-enfant les premières années, ouverte le matin dans un local prêté par la mairie. La plupart des enfants qui y venaient n’allaient ni en crèche ni en maternelle. Il y avait des jouets et d’autres enfants avec qui les partager ; et, point essentiel, d’autres parents avec lesquels échanger et se ressourcer pendant que les enfants étaient joyeusement absorbés par autre chose. C’était une vraie source de détente et d’amitiés. Le midi, on pique-niquait tous ensemble (nombre d’entre eux étaient même végétariens ou vegans !). D’ailleurs, j’ai toujours trouvé que tout était plus simple lorsqu’on se retrouvait avec mes amies les unes chez les autres ; c’était un vrai temps pour nous pendant que les enfants jouaient entre eux.
  12. J’ai vraiment besoin de me déconnecter le soir, dès 18H, après une grosse journée bien remplie. C’est à ce moment là que mes enfants ont le droit de regarder des dessins animés ou de jouer aux jeux vidéos, pendant que je regarde un film sur ma tablette ou, plus généralement, que je fais le repas du soir et la vaisselle avec mon casque sur les oreille dans lequel je mets un son de nature trouvé sur youtube. En effet, la journée est ponctuée de bruits très divers (éclats de rires, cris, pleurs, appels, sonnerie de téléphone…), et écouter des sons tout simples mais constants (orage et pluie sur une vitre, ruisseau, forêt et oiseaux, feu qui crépite…), mis à fond dans ses oreille, est hyyyyper relaxant, c’est comme un cocon, ça m’enveloppe et me ressource.
  13. A présent qu’ils sont plus grand, j’ai un temps tranquille (souvent je bosse sur l’ordinateur) le soir après 18h (au moment ou eux-mêmes ont accès libre aux jeux vidéos et dessins animés) et le matin avant qu’ils ne se réveillent.
  14. J’essaye de faire des tas d’activités qui soient aussi sympa pour moi que pour eux. Par exemple le jardinage, la cuisine, le bricolage, la couture… Chacun à son projet à son échelle, personne ne s’ennuie.
  15. Je dois également vous avouer que je joue énormément avec eux aux jeux vidéos et que ça aussi, c’est un temps pour moi… Ne nous jugez pas ! Au moment du coucher, à la place de lire un livre (ça on le fait en journée, mais on tourne souvent en boucle sur les mêmes livres ou magazines, ce qui est génial pour eux mais ennuyant pour moi) on lis/fait des histoires interactives avec énigmes, sur tablette. C’est un super moment pour eux comme pour moi, et ma fille s’endort toujours rapidement ainsi.

gateaux crus

(Shani 2 ans, Nohan 4 ans, confections de gâteaux crus déshydratés)

ipad(Shani 5 ans, Nohan 7 ans, là ils jouent en réseau avec leur amie)

#SE SIMPLIFIER LA VIE

Mais pour moi, prendre du temps pour soi, c’est aussi se simplifier la vie dans tout les domaines. J’économise sur les tâches ingrates !

couverts

  • Aller à l’essentiel. J’ai laissé le ménage de côté pour quelques années. Une fois par mois ou juste pour des occasions spéciales, ça suffit, non ? 😀 Et quand j’invite des gens que je connais peu, c’est plutôt au parc… Les vrais amis s’en fichent. D’ailleurs ils font pareil.
  • Je suis une fan de minimalisme. Moins on a d’objets, moins on a de rangement à faire, de poubelles à sortir, de saletés à nettoyer, de temps à perdre. Mais pareil, hein, ça se met en place petit à petit et à chaque âge le défi se renouvelle.
  • Ma cuisine ne comporte plus qu’un lot de couverts et d’assiette par personne, et chacun sa couleur. C’est vachement plus simple pour faire la vaisselle (à dire vrai, j’ai un lave vaisselle qui ne sert plus depuis que j’ai réduit mes ustensiles, et franchement ma vie en est facilitée)
  • J’ai un sèche linge. (Alors là, même pas besoin de vous expliquer le comment du pourquoi).
  • Ici quand on mange, ce n’est pas un repas traditionnel où tout les membres de la famille sont assis autour d’une table. Les enfants mangent de leur côté et à leur rythme, je mange pas loin mais pas forcément en même temps, et pareil pour mon mari qui mange souvent devant son ordinateur. Je sais que ce n’est pas habituel, souvent les membres d’une famille profitent du repas pour passer un moment ensemble, parler de leur journée… Nous ont vit et dort en famille, du coup le moment du repas prends moins d’importance.
  • Passer au FAST FOOD : attention, ce que j’appelle fast food, c’est des fruits et légumes à croquer en passant. Trois bananes, une barquette de tomates cerises, un bout de concombre, et des noix de cajou grillées salées pour constituer un bon repas… Soooo fast and easy !!

 

#TRAVAILLER TOUT EN ÉTANT PARENT À LA MAISON

« Travailler », c’est un mot bien ambigu. A vrai dire, lorsque je m’occupe de mes enfants, c’est du travail, même s’il est mal payé, peu comprit et que je n’ai pas de reconnaissance sociale. Pourtant lorsque l’on paye des gens pour le faire ça devient tout à coup un vrai boulot, n’est ce pas ?… Mais passons. Je ne parle pas ici forcément de travail rémunéré, mais plutôt du fait de s’accomplir dans autre chose que ses enfants, car c’est un thème qui revient souvent. Les parents au foyer veulent être parents tout en se consacrant à un travail ou à leurs passions, que ce soit pour se déconnecter, se ressourcer ou pour se recréer.

Le problème est alors le TEMPS DISPONIBLE.

Je ne peux que vous donner mon témoignage. Pour libérer du temps pour travailler sur ses passion, deux choses m’ont semblé essentielles :

  1. Premièrement, ne pas se mettre de pression. Si on n’y arrive pas pour le moment, on y arrivera plus tard, chaque chose en son temps, au jour le jour, un pas à la fois. Certaines périodes de vies sont plus intenses que d’autres et nécessite qu’on se concentre dessus pour les vivre à fond et qu’on lâche prise sur le reste (sinon gare aux frustrations).
  2.  Deuxièmement, s’organiser pour aller droit au but. Lorsqu’on a de jeunes enfants dont on doit s’occuper, notre temps libre est aussi précieux qu’aléatoire, il faut donc pouvoir jongler avec souplesse et efficacité et rendre les petits moments de liberté ponctuelle productifs.

Comment j’ai inclut ça dans mon quotidien :

  • Lorsque je faisais de la radio, en 2012, ma fille avait 1 an et mon fils 3. Je devais passer en direct pendant 5 à 10 minutes tout les mercredis soir sur un thème de mon choix. À l’époque, je n’avais pas d’expérience et j’étais bien incapable d’improviser ! Éh bien je passais mes soirées à écrire mes textes, que je lisais en direct (environ 2 pages pour parler 5 minutes). Comme je ne pouvais pas espérer me concentrer sur l’ordi avec les enfants à côté en journée, je réfléchissais à mes idées, puis une fois les enfants endormis, je m’installais dans le lit avec mon ordinateur portable et j’écrivais un peu chaque soir. Au moment du direct, mon mari ou un ami me gardait les enfants 15 minutes en tout.
  • Lorsque je faisais mes vidéos sur youtube, je les faisais avec mon téléphone ou ma tablette. Une application de montage me permettait de faire un montage sympa en quelques minutes, puis en un clic je la postais sur youtube. Ce n’était certes pas de la qualité, mais ça m’étais égal (oh je ne me prends pas au sérieux^^), ce dont j’avais besoin c’était d’une technique rapide et efficace, sans prise de tête pour faire passer mes idées. À présent, j’ai le temps de sortir une vraie caméra…
  • Maintenant que mes enfants ont 5 et 7 ans, personne ne les garde lorsque je fait des vidéo-conférences d’une heure ou deux en direct sur internet. C’est ponctuel, une fois ou parfois deux par semaine. Ils se gardent eux-mêmes, et s’il y a un souci ils peuvent venir me voir, ça prend quelques secondes et puis voilà. Pour moi le boulot idéal c’est un boulot où on peut inclure les enfants, dans un monde où on ne serait pas obligé de se couper d’une partie de soi, ici de son rôle de parent, pour pouvoir faire autre chose. Et si les visionneurs trouvent ça déplacés, il n’ont qu’a regarder une autre chaîne. Le monde ne va pas évoluer si on ne fais pas des choix qui vont dans le sens de ce que nous dit notre coeur.
  • Plus aléatoire pour moi : trouver du temps pour écrire mes livres. J’essaye d’aller droit au but pour rentabiliser mon temps. Est-ce que je peux faire ci ou ça ? Si je ne peux pas le faire, qu’est ce qu’il me faudrait pour que j’y arrive ? Puis-je envisager de déléguer certaines choses ? C’est ainsi qu’une amie m’a apprit juste ce qu’il faut pour manipuler le logiciel qui me permet de faire les mises en page, qu’une autre m’a apprit à faire des photos de qualité, que les tutoriels gratuits sur youtube m’ont enseigné le traitement des dessins et des photos pour un aspect « propre ». Une autre de mes amies est illustratrice et m’a fait les dessins par ordi que je ne pouvais pas faire moi-même. Pour ce qui est de trouver le temps d’écrire, c’est pioché à droite à gauche, pendant que les enfants sont dans le bain, jouent ou dorment… Je m’installe à côté et j’avance. Ça se fait petit à petit.
    bain enfants

    (Sani 4 ans , Nohan 6 ans)

    –> Quelque chose d’important pour moi c’est de ne pas avoir de date butoir pour rendre un projet. Je veux faire les choses à mon rythme, sans pression, selon mes disponibilités qui sont elles-mêmes très variables. Je ne prends jamais d’engagements vis à vis des gens.

  • Et on arrive au plus dur : trouver du temps pour publier régulièrement sur mes sites : jusqu’à présent je n’ai jamais pû être aussi régulière qu’il le faudrait pour avoir une vraie visibilité. Tout les sites pro qui expliquent comment monter un site internet vous le diront : il faut publier au moins 2 fois par semaine. Mine de rien, ça représente du travail, d’avoir régulièrement des idées, etc ; bref ça sort un peu du cadre de l’aléatoire-sans-date-butoir, finalement, et c’est pour cela que jusqu’à présent, je ne réussissais pas à le faire. D’autant plus que les domaines dans lesquels je publie sont très variés et non ciblés (protection animale, recettes crues, spiritualité…) Cependant, maintenant que mes enfants ont 5 et 7 ans, c’est plus facile. D’autant plus que je les implique ! En effet, j’ai choisis de me concentrer sur ce qui se passe dans mon quotidien et de le partager. Sur ce site Académie Nature, il s’agit d’enfance, alors ce n’est pas très compliqué, il me suffit d’avoir toujours un appareil photo pas loin (ce qui est très facile avec les smartphones) et de le partager en quelques minutes sur internet. Je me réserve un moment chaque semaine pour programmer toutes mes publications une semaine à l’avance, et voilà.

Tout ça c’est fait sur plusieurs années et comme vous le voyez, le rythme est très variable selon l’âge de l’enfant. J’ai commencé à vraiment souffler et retrouver de l’énergie vers les 4 ans 1/2 de ma dernière (ça correspondait également sans doute à la fin de ma période de convalescence). L’âge est variable d’une famille à l’autre, et selon le nombre d’enfant et leur position dans la fratrie, donc ne vous mettez pas de « date de normalité ».

Peut-être que vous vous retrouvez dans mes mots et qu’ils vous font du bien ; ou peut-être que vous trouvez ce mode de vie étrange ou dérangeant… Je ne fais que partager avec honnêteté les choix avec lesquels nous nous sentons bien. Chaque famille doit pouvoir trouver sa propre harmonie, selon ses convictions et ce qui la rend heureuse, sans trop se soucier de ce qui se passe chez les autres. Chacun est unique et fait à sa façon ; c’est ce qui est magnifique.

Le seul conseil que je pourrais éventuellement vous donner serait justement de ne pas trop écouter les conseils qui ne vous parlent pas, même s’ils sont couramment admis par la société. Nombre de mamans se trouvent coincées entre les impulsions de leur coeur et les « il faut faire ainsi » infligés par les autres. Suivez votre coeur ! Notre société évolue vers des façons d’être et d’éduquer très différente, plus axées sur l’épanouissement de l’enfant et de la famille. Afin que ça aille dans ce sens je pense que c’est important de croire en ses choix et de ne pas se laisser déstabiliser. Pour ce qui est de la fatigue, on m’a souvent conseillé de mettre mes enfants à l’école pour pouvoir me reposer…! Certes (cela se discute au vue des horaires et autres contraintes scolaires), mais quand je vois ma fille se lever à son rythme tout en chantant et en dansant le matin, quand je vois mon fils se lancer même tardivement le soir dans de grands projets de bricolage dont il a subitement eu l’idée, quand je vois la joie qui règne dans notre quotidien, je sais que j’ai bien fait de m’accrocher et que ça en valait la peine.

Rappelez-vous, que vous fassiez l’IEF ou que vous vous occupiez de votre enfant avant qu’il ai l’âge d’être scolarisé, que c’est une période de vie qui finalement est très courte, et qu’elle mérite d’être vécue à fond. Dans quelques années, c’est avec un profond bonheur que vous regarderez derrière vous. Croyez en vous !

Merci de m’avoir lue. Je vous souhaite le meilleur !

chasse au trésor

(Shani 5 ans, Nohan 7 ans, et leurs amis)

 

 

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37 réflexions au sujet de « Mère au foyer, mon guide de survie »

  1. Carole

    Bonjour Marion,
    Je vous suis depuis un moment sur you tube, le grand changement, académie nature, j’aime énormément tout ce que vous faîtes et dites, je vous remercie pour tout ce que vous partagez et en plus toujours dans la bonne humeur. Vous êtes vraiment un « ange terrestre » ! Vous êtes un exemple à suivre pour moi. Au moment où je pensais vous demandez comment vous vous organisez justement vu tout ce que vous faîtes en tant que maman au foyer, avec l’IEF , vos activités professionnelles et vos passions, vous publiez cet article ! Quel chance ! Mais j’aimerais bien que vous nous en disiez plus sur vos repas car je trouve que je passe trop de temps en cuisine entre la réalisation des plats et tout le nettoyage après et cela plusieurs fois par jour, je trouve que ça prend trop de temps dans une journée, j’aimerais bien avoir vos astuces pour gagner du temps tout en mangeant bien. Je vous remercie.

    Répondre
    1. Marion Eberschweiler Auteur de l’article

      Merci Carole ton message est vraiment adorable ! Nos pensées se croisent alors ! Pour les repas ça tombe bien que tu m’en parles car en effet j’aimerais faire un article là dessus. Merci ! Pour tout te dire souvent je fais des grosses quantités qu’on n’a plus qu’a réchauffer au moment de manger. Les enfants mangent souvent dans la même grande assiette, à l’africaine 😉 Comme j’ai limité le nombre de couverts, ça ne s’accumule pas dans l’évier car on doit nettoyer nos couverts pour pouvoir manger (et souvent je nettoie juste au moment où j’en ai besoin, c’est à dire au repas suivant…) Voilà en gros ! 🙂

      Répondre
  2. Crapaud Chameau

    Beaucoup de points commun : mon mari et moi sommes travailleurs autonomes, sans famille dans le pays, dans un petit appartement, nous faisons au mieux et au plus simple !

    Un article très bien écrit, sincère et humain. Je le reçois comme un cadeau, merci Marion !

    Répondre
  3. stéphanie

    Bonjour,

    merci pour ce bel article où je me reconnais un peu. maman de deux enfants (5 ans et 18 mois), travaillant à la maison, avec notre ainée que nous allons retirer de l’école (et oui le rythme de l’école c’est épuisant !), je crois qu’il faut effectivement laisser tomber toutes les croyances et les bons conseils des autres qui n’ont pas d’enfants ou qui en ont eu il y fort longtemps et qui ne comprennent pas que nous ne vivons plus dans la même société. Je déteste les phrases qui commencent par « moi je serais toi je ferais ci et ça comme moi j’ai fait il y a 30 ans ! » 🙂
    la clé pour moi c’est la souplesse et la simplicité, profiter de chaque moment.

    Au plaisir de vous lire !

    Répondre
  4. So'

    Bonjour Marion
    Merci pour tous tes partages, ta sincérité et tes élans de bonne humeur 🙂
    Je n’ai pas encore d’enfants mais j’envisage déjà de ne pas les « envoyer » à l’école (en tant qu’instit je sais encore plus pourquoi je crois ahah) mais je me demande encore bien comment je vais gérer ma vie professionnelle avec tout ça (je suis prête à me mettre à mon compte et créer ma propre activité mais je ne connais pas vraiment ce qui se fait de ce côté et surtout ce qu’il est possible de faire…).

    Merci encore pour tout !

    Répondre
    1. Marion Eberschweiler Auteur de l’article

      Merci 🙂 🙂 Alors pour te donner des exemples, j’ai beaucoup d’amies qui travaillent à domicile : prof de piano (les enfants viennent à elle le soir après l’école), traductrices, assistantes maternelles, garde ou toilettages pour chien, prof d’anglais particulière… Vu que tu es instit tu peux par exemple proposer des cours du soir chez toi sur un thème (rattrapage, révisions, français…)
      Belle continuation en tout cas je t’encourage !!

      Répondre
  5. Murielle Gomes

    Merci pour cet article j’adhère à tout c’est fou !!! Mais c’est réconfortant je me sens moins seule ; 0) bcp de similitudes même si ouii chaque famille unique ; 0)

    Répondre
  6. Isa LISE

    Une fois encore, excellent billet ! Dans le même ordre d’idée, j’en ai un en préparation qui n’est pas encore terminé… Je vais citer le tien, il m’épargnera certains détails dans lesquels nous nous retrouvons. 😉
    Bon week-end !

    Répondre
  7. Laporte

    Merci de prendre le temps de partager votre quotidien de maman, qui assume le fait de s’occuper de ses enfants et de dire en meme temps qu’elle fait le choix de ne pas s’isoler pour prendre du temps pour elle!

    C’est mon défi de tous les jours, et mon conjoint fait ce qu’il peut pour que je puisse « souffler » un peu, c’est très lourd pour lui, ce qui finit bien souvent avec une petite qui réclame les bras ou le sein parce qu’elle s’ennuie!
    Bref, ma fille de deux ans et demi est encore très liée à moi pour tout, les jeux, les soins, les repas, tout, et malgré ma fatigue et ma frustration de reporter ou de faire le deuil de certains de mes projets, je suis ravie de partager ces moments qui filent si vite!
    Ce qui est bien souvent amalgamé à de la fusion pathos!

    Bien souvent incomprise, je regarde mon enfant grandir, je suis là pour chaque découverte, chaque pas en avant, et quand ma fille prend un peu d’indépendance, je l’accueille avec joie, me disant que le jour où elle prendra son envol, non seulement j’y aurai grandement contribué, mais surtout, notre relation sera assez nourrie pour qu’elle puisse avoir une base solide pour découvrir le monde qui sera le sien!

    Merci beaucoup de votre travail, de mettre des mots sans fard sur le quotidien de maman, de parler vrai sans tabou !!!

    Christelle.

    Répondre
    1. Marion Eberschweiler Auteur de l’article

      Je compatis, mes enfants sont restés très accrochés à moi longtemps et les commentaires de la famille y vont bon train. Alors franchement, focalise toi sur le bien être de ta puce et sur ce que te souffle ton coeur, car ceux là ce ne sont pas des avis extérieurs conditionnés par la société actuelle, mais des certitudes qui vous pousse toutes les deux vers le bien-être et l’harmonie. Merci, et je t’envoie tout mon courage <3

      Répondre
  8. CiFaLa

    Excellent article! Merci de partager votre vécu. Très inspirant et déculpabilisant! Je viens d’un milieu où le « on doit, il faut,… » sont très présents et je suis sur le chemin du détachement! Quel joie de sentir mon corps se libérer de son armure ankylosante! Maman de 3 garçons de 6, 10 et 12 ans, j’ai tenu à retourner travailler après chaque naissance…jusqu’au burn out (en 2011) que je croyais uniquement maternel et non professionnel. La meilleure choses qui me soit arrivée!!! Cet événement très lourd m’a permis d’entamer un immense travail sur moi-même qui m’a mener jusqu’à l’IEF pour mon aîné en novembre 2015. Mes deux autres garçons vont suivre bientôt. Une libération!

    Répondre
    1. CiFaLa

      Je voulais ajouter que j’ai réussi à quitter mon travail 2 ans après mon burn out (pas prête à le faire plus tôt!) et que je fais enfin ce qui me plaît: Animatrice nature pour des classes et des groupes d’enfants! Activité que j’arrive très bien à joindre à l’IEF car mes enfants peuvent m’accompagner ou rester seuls quelques heures (leur papa ne travaille pas très loin de la maison). J’utilise aussi mes connaissances pour organiser des sorties avec d’autre familles IEF.

      Répondre
  9. Ingrid

    Coucou Marion,
    Je découvre ce nouveau blog ! 😀
    Merci pour cet article qui me parle énormément, vu que je n’ai pas repris le travail depuis la naissance de ma puce, il y a 10 mois maintenant.
    Je n’ai pas une montagne de remarques, mais quelques unes avec quelques sous-entendus….
    Bref la non reconnaissance que c’est du boulot (non rémunéré malheureusement), de l’incompréhension, de la jalousie (beaucoup, inconsciente je pense), etc. Et moi qui suis faaaaaaaaatiguée (j’allaite ). Ca ira mieux quand elle ira à l’école hein ? 😉 (je tangue pour faire de l’IEF, on verra !)
    Allez gros bisous et merci pour toute l’énergie que tu partages.
    Je suis en pause-blog et plein de trucs. Ca fait du bien de lire les autres !!

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    1. Ingrid

      Watchouille ! Mal dormi… Elle fait ses dents… Bref, je voulais te demander si tu avais une réserve de couverts pour les invités. Je trouve ton idée des couverts en couleur super bonne !! Pour les assiettes, plus ça va moins on en a. On est à 6… Faudrait en racheter pour les invités. Mais se cantonner à 3, ça serait bien peut-être….

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      1. Marion Eberschweiler Auteur de l’article

        Alors, oui, en fait j’ai mit tout mes anciens couverts et assiettes dans un grand carton et si y’a besoin je les ressort (par exemple quand mes parents viennent ici, ce qui est très rare, c’est surtout moi qui vais chez eux). Mais les gens que je reçois ce sont toujours mes amies proches et elles font pareil, donc on mange dans un grand plateau ou dans des bols assises par terre au milieu du salon, on utilise cuillères à soupe ou petites cuillères aussi bien que fourchettes, on se prends pas la tête, donc tout coule !

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  10. Nadege

    Bonjour Marion,

    Merci pour cet article, c’est exactement ce dont j’avais besoin de lire à l’instant!
    Maman de deux garçons de 7 et 4 ans, je suis constamment épuisée et débordée, et je culpabilisais d’avoir l’impression d’être la seule, que pouvais-je bien faire de faux?!? Mais en lisant cet article et en y réfléchissant, en mettant en parallèle ma situation (un grand BABI et maintenant HP avec un besoin constant d’attention, un petit BABI aussi et extrême dans tous ses comportements, et la decision d’ief pour début mars 2016. A cela on ajoute un mari tres pris, deux burn-out professionnels en 2012 et 2015, et pas mal de soucis privés depuis 7-8 ans, donc un trop-plein de tout…), je retrouve le courage de continuer en me disant que je dois vraiment apprendre le lâcher-prise et à saisir l’opportunité de chaque instant…

    J’ai décidé de mettre le professionnel de côté pour l’instant (fiduciaire indépendante) et je sais que je dois trouver le temps de me remettre sur pied, mais avec deux loulous cela me semblait impossible… Maintenant je vais pouvoir réfléchir dans le bon sens ☺️

    Merci encore de tout coeur et tout de bon pour la suite!

    Nadege

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    1. Marion Eberschweiler Auteur de l’article

      Je t’envoie tout mon courage, prends ton temps, lâche-prise sur le reste pour te focaliser sur toi et tes loulous et te faire ta bulle, ton cocon qui ressource <3 Moi aussi mon aîné était un babi et serait un HP ; il faut vraiment y aller tout en souplesse ! Plein de bonnes choses à toi sur ce beau chemin

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      1. Nadege

        Oui c’est un mode de vie à intégrer, mais pas facile au quotidien, surtout que mon mari ne comprend pas ma fatigue, ni le désordre qui règne trop souvent… J’ai gentiment commencé mon chemin de lâcher-prise, mon actuelle non-résistance au moindre stress ne m’a pas laissé le choix (dos qui se bloque et microbes qui attaquent), mais en étant maniaque et pointilleuse, c’est un vrai travail Et concernant l’aîné, c’est un enfant à part, à prendre avec des pincettes, mais qui en même temps actuellement passe son temps à chercher les limites… Une Bulle, c’est de ca dont j’ai besoin

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  11. Elsa

    Merci pour ce superbe article, ça me donne envie.. de lâcher un peu sur les écrans… sauf que je n’y connais rien!
    Où trouves-tu tes fameuses histoires à énigmes? Et à quoi jouent tes enfants sur tablette? Quand je cherche au hasard, je trouve toujours des jeux/histoires nuls/commerciaux/violents, enfin surtout qui ne correspondent pas à ce que je souhaite transmettre à mes enfants… Help!
    Merci
    Elsa

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    1. Marion Eberschweiler Auteur de l’article

      Merci ! Eh bien selon l’âge de ton enfant, il y a par exemple Stella et Sacha (histoire interactive, pour les plus jeunes), Tiny Thief (un de nos préférés !)… Un poil plus difficiles : Luminocity, machinarium, Christmas Stories : Le soldat de plomb, Christmas Stories : un chant de noël… Il y en a beaucoup et de genre très différents. Comme je joue avec eux on réfléchis ensemble et c’est très instructif pour tous 😉

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  15. WOMESS

    Bonjour,
    Wouhaouu ! Le réveil !!
    Cet article m’a fait beaucoup de bien merci !
    Que ce soit pour me rassurer, me détendre, me déstresser de ma vie de maman de 4 enfants avec comme vous mes soucis de santé et l’impossibilité d’avoir du temps pour moi.
    J’ai même étais surprise ! Avec tous ces gens autour de nous qui disent sans arrêt : « Et comment tu fais pour être fatiguée ? Tu bosses même pas ! » ou encore  » mais si tu prends pas soin de toi comment tu veux prendre soin d’eux ! » ou encore à 18h30 « A cette heure ! ils sont pas encore couchés ?! mais demain il y a école ! »… tous ces gens qui ne comprennent pas qu’on laisse passer les enfants et la vie en famille d’abord même si on les sur-couve pas pour autant, qu’on se passe de tous ces chichis de vie de célibataire ou amicale parce que nos amis, les vrais ils savent comment passer du temps avec nous avec ou sans nos enfants et surtout savent que ce n’est pas toujours possible. Qui ne comprennent pas non plus que l’on fasse pas dîner les enfants à 18h30, parce qu’ils rentrent vers cet heure là déjà et que derrière il y a devoirs, douche, pyjama, etc… avant le dîner qui pourtant est souvent déjà prêt pour 18h.
    Ces gens qui ne comprennent pas non plus que dans une famille avec les différences d’âges, on a parfois besoin de dîner dans son coin, de se détendre dans son coin mais que ça veut pas pour autant dire que l’on a pas le sens de la famille, ni que l’on est victime de la technologie. On profite juste de ce que nos anciens n’avaient pas de temps en temps et on communique tout autant en famille.
    Ce qui m’a surpris, c’est qu’à force d’entendre tous ces gens, de voir que certaines mamans arrivaient à tout regrouper, ses rdv persos : yoga, coiffeur, esthéticienne, médecins, gynéco, etc… sans jamais rien annuler et en même temps les rdv persos de la famille : médecins, sports, danse, foot, école, sorties amicales, etc… et que moi je voyais ça comme l’impossible… Et ben je commençais à me dire que c’était de moi que venait le problème. En vous lisant, j’ai compris que je suis une de ces mamans qui profitent des choses simples de la vie et utilise les autres choses que la vie offre que quand ça m’est vraiment nécessaire mais surtout que j’aime rester zen et tant pis si ça dérange.
    J’ai juste pas pensé à pas mal de vos techniques que je vais me faire un plaisir d’utiliser et bien sûr comme toujours de temps en temps je me remets en question.
    Après tout l’essentiel est que les enfants soient heureux et nous aussi !
    Merci et continuez !
    Bonne journée à vous tous et toutes !
    Womess

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